La course au titre de Premier League au cours des dernières années a toujours produit des moments emblématiques. Du faux pas fatidique de Steven Gerrard à l'image de Kevin Keegan effondré sur un panneau publicitaire à Anfield, tout porte une forte empreinte historique.
Quelle est donc la signification de l'action d'un supporter de Manchester City qui "boit de l'eau" dans une bouteille d'Arsenal dans les tribunes de l'équipe visiteuse à Stamford Bridge, dans un contexte où la situation de la course change progressivement?
Ce n'est peut-être qu'un acte taquin, mais il reflète en partie la réalité. Man City accélère, tandis qu'Arsenal montre des signes de stagnation. La course au titre est actuellement si tendue que même les petits détails deviennent des symboles du déplacement du pouvoir.

La réalité montre que la forme des deux équipes suit deux directions opposées. Avril a toujours été une période difficile pour Arsenal sous la direction de l'entraîneur Mikel Arteta, lorsque le taux de victoire est tombé en dessous de 50%. Inversement, Manchester City a maintenu un bilan invaincu ce mois-ci pendant de nombreuses années, montrant son courage dans la phase décisive.
Après seulement 3 défaites lors des 49 premiers matchs de la saison, Arsenal a subi le même nombre de défaites lors des 4 derniers matchs seulement. Ce déclin n'est pas seulement dû à des facteurs psychologiques, mais aussi à des problèmes tactiques.
La défaite contre Bournemouth en est une preuve évidente. Les Gunners sont dans l'impasse face à un pressing de haut niveau, obligés de passer le ballon au gardien David Raya 38 fois tout au long du match. Cela montre qu'ils ne peuvent pas déployer efficacement le ballon depuis l'arrière.
L'entraîneur Andoni Iraola a utilisé un système de pressing à 4, bloquant le milieu de terrain et bloquant les passes vers Martin Zubimendi et Declan Rice. À ce moment-là, Arsenal n'avait plus que deux options: des passes courtes sous pression ou des longs ballons risqués.
La conséquence est qu'ils perdent le ballon à plusieurs reprises. Le duo Zubimendi - Rice a perdu le ballon jusqu'à 29 fois dans des positions dangereuses, tandis que les longs ballons ont permis à l'adversaire de se battre selon un ratio de 50:50. Les deux buts encaissés par Arsenal sont dus à des erreurs dans la phase de déploiement.
Il est à noter que Man City avait également appliqué une tactique de pressing similaire lors de la finale de la Carabao Cup et avait réussi à étouffer le jeu d'Arsenal. Cela montre que la faiblesse des "Gunners" a été pleinement exploitée par l'adversaire.

Bien qu'il y ait eu une période d'ajustement pendant la pause internationale, Arteta n'a toujours pas trouvé de solution. Le prochain match revanche contre Man City sera un test important pour sa capacité à s'adapter tactiquement.
De plus, la question de la rotation de l'équipe soulève également des questions. Martin Zubimendi a joué plus de 3 700 minutes cette saison, plus que tout autre joueur que le gardien de but. Pendant ce temps, les options de remplacement sont rarement utilisées, ce qui surcharge le milieu de terrain d'Arsenal.
Face à la pression de pressing croissante de l'adversaire, un milieu de terrain physiquement affaibli est plus susceptible de commettre des erreurs. S'il n'y a pas d'ajustement rapide, Arsenal pourrait tout à fait continuer à glisser dans la phase clé de la saison - un scénario qui s'est répété dans le passé.