Le 2 mai, les autorités du quartier de Phu Xuan, ville de Hue, ont pris en flagrant délit M. Le Van S. (78 ans, résidant dans le quartier de Kim Long), qui ramait en bateau et arrachait illégalement une grande quantité de nénuphars sur la rivière Ngu Ha, dans la section traversant la capitale de Hue.
M. S. a avoué avoir été embauché par une personne non identifiée pour commettre cet acte. Cependant, le point remarquable est que les autorités du quartier de Phú Xuân, après avoir dressé un procès-verbal et saisi temporairement le véhicule selon la procédure, ont contraint M. S. à replanter les nénuphars arrachés pour restaurer le paysage.
La manière dont le gouvernement du quartier de Phu Xuan a géré la situation est très bonne, soulignant de nombreuses questions sur la conscience de la protection de l'espace public et le comportement envers les biens communs.
Le système de nénuphars sur la rivière Ngự Hà n'est pas naturel. Ces fleurs sont cultivées localement pour améliorer l'environnement et créer un point fort paysager pour la zone patrimoniale.
Dans le contexte où Hué s'efforce de développer une ville écologique, tout en exploitant la rivière Ngự Hà pour le tourisme fluvial, chaque détail paysager a une signification particulière. Une rivière plus propre et plus belle sert non seulement les habitants, mais crée également une meilleure expérience pour les touristes.
Par conséquent, l'acte d'enlever de sa propre initiative des nénuphars, quelle que soit la raison, a également un impact direct sur les efforts d'embellissement urbain et révèle un vide dans la conscience des gens. Certaines personnes ne considèrent toujours pas ce qui appartient à la communauté, même quelques touffes de fleurs, comme quelque chose qui doit être respecté et préservé.
La manière dont les autorités du quartier de Phu Xuan ont géré la situation est une mesure à la fois sérieuse et très éducative. Parce que parfois, la réparation directe des conséquences causées par soi-même apporte une conscience beaucoup plus claire que le paiement de l'amende puis le départ.
Cette approche envoie également un message facile à comprendre: l'espace commun n'est pas un bien sans propriétaire. Chaque touffe de fleurs, rangée d'arbres, pelouse ou surface d'eau dans la ville fait partie de l'apparence de la ville, créée grâce aux efforts, au budget et aux attentes de la communauté. Quiconque empiète doit être responsable de la restauration.
L'histoire de l'épiaison des nénuphars à Hué montre également que la construction d'une ville civilisée doit commencer par de très petits actes de chaque citoyen, tels que ne pas jeter de déchets dans la rivière, ne pas casser d'arbres dans les lieux publics, ne pas prendre ce qui ne lui appartient pas.
Une belle ville ne peut pas seulement être soignée par le gouvernement. Elle a besoin que les gens la préservent ensemble. Et parfois, une simple leçon comme obliger un homme de 78 ans à replanter les nénuphars volés est un rappel plus convaincant que de nombreux slogans.
Hué construit l'image d'une ville écologique, d'une ville patrimoniale verte et agréable à vivre. Pour ce faire, outre les ouvrages de rénovation, il est tout aussi important de cultiver la conscience civique. Parce que protéger le paysage, en fin de compte, c'est protéger le visage et les valeurs de vie de sa communauté.