Le 17 avril, le Comité populaire provincial de Cao Bang, en coordination avec le ministère de la Construction, a organisé un séminaire scientifique et pratique sur le thème "Les villes de montagne s'adaptent aux changements climatiques extrêmes", attirant la participation de ministères, de secteurs, d'experts, de scientifiques, d'entreprises et de nombreuses localités ayant des conditions similaires.
La réalité montre que le changement climatique n'est plus un danger pour l'avenir, mais a un impact direct sur le développement socio-économique.
À Cao Bằng, le terrain vallonné représente plus de 90% de la superficie, avec une forte pente et un système de rivières et de ruisseaux courts, ce qui augmente le risque de crues soudaines, de glissements de terrain et d'inondations.

Selon les statistiques, au cours de la période 2021-2025, cette province a connu 90 catastrophes naturelles, causant des dommages d'environ 5 918 milliards de dongs.
Rien qu'en 2025, il y a eu 22 catastrophes naturelles avec des dommages totaux de plus de 4 200 milliards de dongs, affectant gravement les infrastructures, la production et la vie des gens.
Face à cette situation, les délégués ont estimé qu'il était nécessaire de transformer la mentalité de développement de "réponse" en "adaptation proactive", de court terme à long terme, tout en adoptant une approche globale et intersectorielle pour améliorer la résilience des villes.
Lors du séminaire, de nombreuses solutions ont été proposées, notamment en soulignant le renouvellement du travail de planification dans le sens d'une approche basée sur les risques, en intégrant dès le départ le facteur du changement climatique.


Les villes doivent limiter l'expansion dans les zones à haut risque, tout en protégeant les couloirs d'évacuation des crues et en organisant un espace de développement adapté aux conditions naturelles.
En outre, l'investissement dans des infrastructures techniques résistantes telles que les systèmes de drainage, la lutte contre les inondations, les ouvrages de prévention des glissements de terrain et les infrastructures vertes est considéré comme une priorité absolue.
Un point notable est la tendance à passer de la pensée "anti-inondation" à "vivre avec l'eau". En conséquence, la planification urbaine doit être mise en œuvre en fonction du bassin fluvial au lieu des limites administratives, en combinant des solutions de régulation de l'eau naturelle afin de minimiser les risques.


En outre, le rôle de la science et de la technologie est particulièrement mis en évidence. Des solutions telles que l'application des systèmes d'information géographique (SIG), des modèles numériques urbains, de l'intelligence artificielle (IA) ou des copies numériques (Digital Twin) contribueront à améliorer les capacités de prévision, d'alerte précoce et de gestion des risques de catastrophes naturelles en temps réel.
Les experts ont également proposé de développer les villes dans le sens d'une croissance verte, d'une économie circulaire, de la réduction des émissions de carbone, conformément à la tendance du développement durable.

Le représentant du ministère de la Construction a déclaré que les exigences d'adaptation au changement climatique ont été intégrées au système juridique, et qu'il continuera à perfectionner l'ensemble des critères d'évaluation de la résilience des villes afin de soutenir les localités dans le processus de mise en œuvre.
Le séminaire a enregistré de nombreux avis et présentations de qualité, axés sur des piliers tels que la planification, les infrastructures, la technologie et les institutions. Ceci est considéré comme une base importante pour que Cao Bằng et les provinces montagneuses perfectionnent progressivement les politiques, améliorent la capacité de gestion et mettent en œuvre des modèles adaptés à la réalité.


Dans un contexte de catastrophes naturelles de plus en plus nombreuses, la construction de villes "vivant avec l'eau", s'adaptant de manière flexible au changement climatique, contribue non seulement à minimiser les dommages, mais crée également une base pour un développement durable à long terme.