Le marché financier du matin du 2 mars 2026 a été secoué par les attaques militaires américaines et israéliennes contre l'Iran, ce qui a fait grimper en flèche les prix du pétrole brut à leur plus haut niveau depuis plusieurs mois. Cette fluctuation a immédiatement jeté un jet d'eau froide sur les efforts de reprise de la monnaie japonaise.
Selon les données de 11h44, la paire de taux de change USD/JPY (le yen échangé contre 1 dollar américain) a augmenté à 156,53, ce qui correspond à une dépréciation de 0,30% du yen par rapport à la séance précédente.
L'affaiblissement du yen cette fois-ci découle de la nature d'un pays importateur net d'énergie. Lorsque les coûts énergétiques ont augmenté en raison des craintes de perturbations de l'approvisionnement dans le détroit d'Ormuz, le yen et les autres devises asiatiques ont été confrontés à une grave pression à la baisse.
Bien que le yen soit souvent considéré comme un actif refuge sûr, dans le scénario actuel d'escalade des prix du pétrole, la demande de refuge ne contribue qu'à limiter quelque peu la chute du taux de change USD/JPY au lieu de créer une forte remontée.
Au milieu de la "tempête" géopolitique, le vice-gouverneur de la BOJ, Ryozo Himino, a affirmé la possibilité de continuer à augmenter les taux d'intérêt afin de ramener progressivement la politique monétaire à un état neutre.
M. Himino a noté que, bien que l'inflation sous-jacente n'ait pas atteint l'objectif de 2%, les précédentes hausses de taux d'intérêt (portant les taux d'intérêt de la zone négative à 0,75%) n'ont toujours pas eu d'impact négatif significatif sur l'économie. Cependant, les données sur l'inflation à Tokyo en février, qui ont chuté en dessous de 2%, créent un problème difficile pour la feuille de route du BOJ visant à resserrer sa politique.
Actuellement, le yen est dans un état extrêmement sensible. D'une part, le taux de change USD/JPY subit la pression de la hausse des prix du pétrole et de la force du billet vert.
D'autre part, les perspectives de normalisation de la politique monétaire de la BOJ sont le seul point d'appui pour empêcher cette monnaie de chuter profondément à son plus bas niveau en 52 semaines à 159,46. La conséquence de cette hésitation oblige les investisseurs à suivre de près toutes les évolutions de la région du Golfe, car toute escalade supplémentaire pourrait faire perdre au yen son avantage des futures hausses potentielles des taux d'intérêt.