Le football féminin vietnamien a connu de nombreuses années de stabilité, voire de brillance. Une génération de joueuses attachées, un staff d'entraîneurs familier, un fonctionnement qui s'est avéré efficace au fil des ans. Le succès, d'un certain point de vue, est quelque chose qui crée facilement une illusion de sécurité, pour que les gens croient qu'il suffit de le maintenir pour que ce soit stable. Mais la réalité montre le contraire, pour demander un déplacement, il faut commencer dès le sommet.
Par conséquent, le transfert ne doit pas être exprimé sous l'angle de "devrait-il ou ne devrait-il pas", mais comme un arbre qui doit changer de feuilles à la saison. Pour un collectif, une organisation, c'est l'angle du transfert quand et comment.
Trop tôt, les valeurs accumulées sont difficiles à maximiser. Trop tard, l'avenir sera affecté. Dans le football, parfois les gens attendent que les résultats baissent pour changer. Mais à ce moment-là, le changement n'est plus proactif, mais une réaction. C'est comme soigner une maladie lorsqu'elle est grave, au lieu de prendre soin quand elle est encore en bonne santé.
Au travail, beaucoup de gens sont attachés à un poste trop longtemps au point d'oublier ce qu'ils doivent apprendre davantage. Dans une relation, certaines personnes la maintiennent par l'habitude, et non par le développement commun. Dans la famille, il existe des méthodes d'éducation des enfants qui se répètent de génération en génération, même si le contexte a changé.
Ils ont tous un point commun, sachant qu'il faut changer tôt ou tard, mais parce que "ce n'est pas encore le moment", ils le laissent là, comme une façon habile de retarder.
Par conséquent, il faut penser à la transition comme à une évidence et non comme à quelque chose d'effrayant. Ce qui est effrayant, c'est de voir mais de ne pas se préparer. Lorsque les conséquences se produisent, vous appelez cela des fluctuations, mais en réalité, ce n'est que le résultat de ce qui s'est accumulé auparavant.
Bien sûr, ce n'est pas parce qu'on change qu'on progresse, mais si on ne change pas, on sera presque certainement laissé pour compte.
Lorsque vous acceptez "ce qui est évident", vous aurez suffisamment de calme pour réaliser le moment où vous devriez vous préparer à la transition et suffisamment de courage pour commencer.