Le 18 février, répondant à une interview à la télévision britannique, M. Zelensky a souligné que des dizaines de milliers d'Ukrainiens sont tombés pour protéger cette terre. "Le Donbass fait partie de notre indépendance et de nos valeurs. Ce n'est pas seulement une question de terres, mais aussi de vies humaines", a affirmé le dirigeant ukrainien.
Cette déclaration ferme a été faite juste avant le 4e anniversaire du déclenchement du conflit. Évaluant le processus de négociation mené par les États-Unis à Genève (Suisse) récemment, M. Zelensky a reconnu que les deux parties n'avaient fait que des progrès "techniques" dans la surveillance du cessez-le-feu, tandis que les questions politiques fondamentales sont encore très éloignées.
Le président ukrainien a fermement rejeté la demande réputée de la Russie selon laquelle Kiev devrait retirer ses forces des zones restantes de la région de Donetsk. Il a qualifié cette proposition d'"incroyable" et a exprimé son mécontentement face à la pression constante exercée par l'opinion publique internationale pour forcer l'Ukraine - et non la Russie - à faire des concessions.
Au lieu de croire aux engagements personnels du président russe Vladimir Poutine, M. Zelensky a souligné que Kiev avait besoin de "garanties de sécurité institutionnelles" fortes de la part des pays du monde entier pour empêcher le risque de rechute du conflit à l'avenir.
Bien qu'il reconnaisse que le peuple est épuisé après près de 4 ans de conflit total, le président ukrainien salue toujours l'esprit d'unité nationale. Il cite les efforts extraordinaires de 240 brigades pour restaurer rapidement les infrastructures énergétiques essentielles de la capitale Kiev après les frappes aériennes dévastatrices de l'hiver.
Concernant la pression politique interne concernant l'organisation d'élections, M. Zelensky a expliqué que la loi actuelle n'autorise pas le vote en temps de guerre. Cependant, il a laissé ouverte la possibilité de faire pression sur le Parlement pour qu'il modifie la loi si les parties parviennent à un cessez-le-feu d'au moins 2 mois, tout en notant que cette courte pause n'a pas nécessairement mis fin au conflit.
Le prochain cycle de négociations entre les parties devrait se poursuivre en Suisse.