Le président américain Donald Trump a déclaré le 27 avril que l'Iran pouvait prendre l'initiative de contacter s'il souhaitait négocier la fin de la guerre de deux mois, tout en soulignant que Téhéran n'était pas autorisé à posséder des armes nucléaires. Il a estimé que les conditions pour parvenir à un accord étaient très claires et qu'il n'y avait aucune raison de se rencontrer si cette demande n'était pas satisfaite.
S'exprimant à la télévision, le président Trump a déclaré que l'Iran pouvait venir directement ou téléphoner, soulignant que les États-Unis disposaient de canaux de communication sûrs. La déclaration a été faite dans un contexte où les efforts diplomatiques ont rencontré des difficultés lorsqu'il a annulé le voyage des envoyés spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner à Islamabad, estimant que la proposition de l'Iran n'était pas suffisante.
Pendant ce temps, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi se déplace entre des pays intermédiaires tels que le Pakistan et Oman avant de se rendre en Russie, où il devrait rencontrer le président Vladimir Poutine. L'ambassadeur d'Iran en Russie, Kazem Jalali, a déclaré que le voyage visait à promouvoir les intérêts nationaux dans un contexte de pressions extérieures.
L'Iran continue de demander aux États-Unis de lever les barrières, y compris le blocus maritime, avant de procéder à des négociations substantielles. Le président iranien Masoud Pezeshkian a affirmé que Téhéran ne participerait pas aux négociations imposées sous pression.
Les désaccords entre les deux parties ne concernent pas seulement le programme nucléaire, mais aussi le contrôle du détroit d'Ormuz et les questions régionales. Les États-Unis veulent limiter l'influence de l'Iran sur les forces alliées, tandis que Téhéran exige le lever des sanctions et la fin des actions militaires.
Bien que le cessez-le-feu temporaire ait réduit les combats, aucun accord n'a été conclu pour mettre fin au conflit. L'impasse a entraîné des fluctuations des prix du pétrole, des interruptions du transport via le détroit d'Ormuz et des perspectives économiques mondiales affectées.
Dans le pays, M. Trump est confronté à la pression de la baisse du taux d'approbation, tandis que l'Iran profite de son avantage de contrôler une importante ligne de transport d'énergie pour accroître sa position de négociation.