Le déminage du détroit d'Ormuz pourrait durer jusqu'à 6 mois, selon une évaluation du Pentagone, dans un contexte où cette voie maritime stratégique est toujours gravement interrompue.
Le rapport, partagé lors d'une réunion à huis clos avec la commission des forces armées de la Chambre des représentants américaine, indique que l'Iran a peut-être déployé au moins 20 mines marines dans et autour de ce détroit. Certains équipements sont censés pouvoir se déplacer grâce à la technologie GPS, ce qui rend la détection plus difficile.
Le détroit d'Ormuz, qui transporte environ 20% du pétrole et du gaz naturel mondiaux en temps de paix, est presque bloqué depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Même si les combats cessent et que le blocus est levé, le rétablissement complet des opérations maritimes pourrait encore prendre des mois.
La Garde révolutionnaire islamique iranienne a mis en garde contre une "zone dangereuse" de 1 400 km2, où il existe une possibilité de mines marines. Pendant ce temps, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que son pays ne rouvrirait pas le détroit si les États-Unis maintenaient le blocus naval.
La partie américaine a partiellement nié cette évaluation. Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a déclaré que les informations du rapport basées sur la réunion à huis clos comportaient de nombreux points inexacts, tout en soulignant que la fermeture du détroit à long terme était inacceptable.
Les compagnies maritimes restent prudentes. Un représentant de la société Hapag-Lloyd a déclaré que les entreprises devaient fournir des informations claires sur les itinéraires sûrs en raison des craintes de mines marines. Lorsque le détroit est temporairement ouvert pendant le cessez-le-feu, très peu de navires passent en raison des risques de sécurité.
Une coalition multinationale dirigée par le Royaume-Uni et la France discute d'un plan pour protéger les opérations maritimes et déployer des missions de déminage après la fin du conflit. Des réunions avec la participation de plus de 30 pays visent à élaborer un plan pour rouvrir cette importante ligne de transport.
La situation actuelle montre que la restauration complète de la circulation dans le détroit d'Ormuz sera un processus complexe, avec de nombreux risques prolongés.