Le 4 septembre, selon l'agence de presse AFP, le capitaine et le troisième second capitaine du pétrolier ALSU ont été placés en détention provisoire par un tribunal turc pour enquête sur leur responsabilité dans la collision qui a provoqué le naufrage du cargo Tugberk Imamoglu en mer de Marmara, au large d'Istanbul.
Le tribunal a rendu sa décision dans la soirée du 3 septembre après l'accident survenu à l'aube du même jour.
Selon le procureur, le capitaine de l'ALSU n'a pas pleinement assumé ses responsabilités de surveillance et d'assurance de la sécurité maritime. Le troisième second capitaine, qui était en service dans le cockpit, est accusé de ne pas avoir pris de mesures rapides pour empêcher la collision.
Deux personnes font l'objet d'une enquête pour négligence ayant entraîné la mort, en raison du non-respect des réglementations en matière de sécurité maritime et du non-respect des mesures nécessaires pour prévenir les accidents.
L'ALSU était un pétrolier mais ne transportait pas de marchandises lorsque l'accident s'est produit. Pendant ce temps, le Tugberk Imamoglu transportait des bobines d'acier. Après la collision, le Tugberk Imamoglu a coulé très rapidement dans la mer. L'épave du navire se trouvait dans une zone d'environ 900 m de profondeur, à environ 18 milles marins de la côte de Silivri, à l'ouest d'Istanbul.
Les 10 membres d'équipage du cargo sont tous portés disparus.
Les forces de sauvetage ont continué les recherches le 4 septembre. Cependant, les équipes de sauvetage n'ont toujours pas approché l'épave du navire et n'ont pas trouvé la boîte noire du navire.
L'affaire fait l'objet d'une enquête du bureau du procureur de Silivri.
Un rapport d'experts en enquête sur les accidents maritimes consulté par l'AFP montre que le navire ALSU a commis de nombreuses violations des procédures de sécurité. Le rapport identifie les lacunes dans le fonctionnement du cockpit de l'ALSU comme étant la principale cause de l'incident.
Il est à noter que le conducteur du navire au moment de la collision était le troisième capitaine, qui avait peu d'expérience. Cette personne venait de monter à bord et devait s'occuper seule du quart de travail. Le navire n'a pas non plus affecté d'équipage à la tâche de surveillance, c'est-à-dire à la surveillance de l'avant pour détecter le risque de collision.
Les experts estiment qu'il s'agit d'une violation grave dans l'organisation des quarts de travail et la garantie de la sécurité maritime.
Le rapport a également souligné un certain nombre de lacunes dans le travail de sécurité à bord du Tugberk Imamoglu.
Le parquet turc engage des poursuites contre 9 des 10 membres d'équipage du navire ALSU, à l'exclusion du chef cuisinier.
6 d'entre eux ont comparu devant le tribunal le 3 septembre pour les besoins de l'enquête.
Pendant ce temps, les forces de sauvetage continuent de rechercher 10 marins disparus et enquêtent sur la cause de la collision.