Le vote devrait avoir des impacts profonds sur l'économie et les relations entre Berne et l'Union européenne (UE).
La proposition de révision constitutionnelle faite par le Parti populaire suisse (SVP) découle des préoccupations concernant l'immigration, de la pression sur les services publics et le logement. Selon les prévisions officielles, la population suisse pourrait atteindre 10 millions d'habitants au début des années 2040.
Si elle est adoptée, lorsque la population atteindra le seuil de 10 millions d'habitants, la Suisse activera le processus qui pourrait conduire à la fin de l'accord de libre circulation du travail avec l'UE. Il s'agit d'une source importante de main-d'œuvre pour ce pays.
Les résultats du vote devraient commencer à être publiés vers le milieu de la journée. Les sondages montrent que l'opinion publique est divisée. Un sondage récent a enregistré une tendance croissante à s'opposer à la proposition, tandis qu'un sondage précédent avait montré la possibilité d'une approbation.
M. Patrick Leisibach - expert en migration à l'organisation de recherche Avenir Suisse - a estimé que la surcharge inquiète de nombreuses personnes quant à la limitation des infrastructures publiques. Selon lui, non seulement les électeurs de droite, mais aussi de plus en plus de personnes de gauche ressentent clairement cette pression.
Selon le système démocratique direct suisse, les référendums nationaux sont généralement organisés 4 fois par an et nécessitent le soutien de la majorité des États pour être adoptés.
Le gouvernement et le Parlement suisses ont appelé les électeurs à rejeter cette initiative, estimant qu'il s'agissait d'une démarche inappropriée dans un contexte où l'économie à vocation à l'exportation est confrontée à de nombreux défis. L'imposition de limites démographiques pourrait également compliquer les plans d'exploitation des entreprises.
L'accord que la Suisse vient de conclure avec l'Europe pour renforcer l'intégration économique avec l'UE pourrait également être remis en question si la proposition est adoptée, car la liberté de circulation est l'un des fondements du marché commun européen.