Le 25 mai (heure de Moscou), selon l'agence de presse TASS, le Premier ministre slovaque Robert Fico a déclaré que son pays soutenait le renforcement des relations entre l'Ukraine et l'Union européenne (UE), mais que Kiev devait remplir certaines conditions s'il souhaitait se rapprocher du bloc.
S'exprimant après une réunion avec le président slovaque Peter Pellegrini et le président du Parlement slovaque Richard Rasi, M. Fico a souligné que si l'Ukraine reçoit le statut de membre associé de l'UE, elle devra également prendre des mesures concrètes pour parvenir à la paix.
Si ce statut est accordé à l'Ukraine, nous espérons également qu'elle apportera quelque chose. Nous avons besoin que l'Ukraine prenne des mesures vers la paix", a déclaré M. Fico.
Cette déclaration a été faite dans un contexte où le chancelier allemand Friedrich Merz a proposé d'accorder à Kiev le statut de "membre associé" de l'UE. Selon cette proposition, les représentants de l'Ukraine peuvent participer à certains organismes de gestion et mécanismes de coordination du bloc, mais n'auront pas le droit de vote dans les décisions officielles.
Selon les observateurs, le modèle de membre associé peut être considéré comme une étape intermédiaire visant à renforcer la participation de l'Ukraine aux activités de l'UE avant de parvenir à l'objectif de devenir membre à part entière. Cependant, ce mécanisme suscite également de nombreux débats entre les États membres sur les conditions et les priorités dans le processus d'expansion du bloc.
M. Fico a déclaré que la Slovaquie avait réagi avec prudence à la proposition de l'Allemagne. Selon le dirigeant slovaque, l'UE devrait donner la priorité à l'achèvement du processus d'admission des pays des Balkans occidentaux tels que la Serbie, l'Albanie et le Monténégro avant d'envisager d'accélérer le processus pour l'Ukraine.
Partageant le même point de vue, le président Pellegrini estime que l'octroi d'un statut spécial à l'Ukraine selon une procédure simplifiée ne devrait pas avoir lieu sans conditions connexes.
Selon M. Pellegrini, si l'UE privilégie l'Ukraine aux pays des Balkans occidentaux qui attendent depuis de nombreuses années d'adhérer au bloc, cela pourrait créer un signal négatif pour la population de la région. Il estime que ces pays ont fait plus de progrès dans la satisfaction des critères d'adhésion à l'UE que l'Ukraine.
Les déclarations des dirigeants slovaques montrent que, bien que l'UE cherche à renforcer son soutien à Kiev, le processus d'intégration de l'Ukraine pourrait continuer à faire face à de nombreux débats et barrières politiques au sein du bloc.