S'exprimant à Washington le 20 mars lorsqu'on l'a interrogé sur la réaction de l'Australie, du Japon et de la Corée du Sud, M. Trump a déclaré qu'il était "très surpris" que ces pays n'aient pas envoyé de navires de guerre pour soutenir. Il a estimé que les alliés auraient dû participer, car les États-Unis les soutiennent souvent dans des situations similaires.
Dans ses déclarations sur les réseaux sociaux, M. Trump a continué de critiquer de nombreux pays de l'OTAN pour ne pas avoir participé à l'opération au Moyen-Orient. Il a écrit que la plupart des alliés ne voulaient pas contribuer, tout en affirmant que les États-Unis n'avaient plus besoin ou ne s'attendaient pas à ce soutien.
Le non-déploiement de navires par les alliés intervient dans un contexte où le détroit d'Ormuz est presque bloqué depuis le début du conflit du Moyen-Orient, ce qui affecte gravement le transport mondial d'énergie. L'Agence internationale de l'énergie avertit qu'il s'agit d'une menace majeure pour l'approvisionnement énergétique mondial et souligne que la reprise de la circulation sur cette route est une priorité urgente.
L'Australie est l'un des pays qui ont refusé l'offre. La marine de ce pays est confrontée à de nombreux défis car la plupart des navires de guerre sont obsolètes. Les frégates de classe Anzac, force principale actuelle, sont considérées comme ayant des capacités limitées face aux menaces modernes telles que les missiles et les drones. Pendant ce temps, les destroyers de classe Hobart plus modernes ont des coûts de déploiement élevés et peuvent affecter les plans de modernisation à long terme.
La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a déclaré que Canberra avait échangé avec Washington sur la situation à Ormuz, soulignant la nécessité d'une coopération internationale pour assurer la sécurité maritime, mais ne souhaitant pas accroître les tensions.
Les analystes estiment que le déploiement de navires de guerre dans des zones à haut risque comme Ormuz à l'heure actuelle est une décision difficile pour de nombreux pays, en particulier lorsque la capacité militaire et les autres priorités stratégiques sont encore limitées.