Le 4 août (heure locale), l'AFP a rapporté que l'administration du président américain Donald Trump s'était réunie avec les dirigeants de nombreux groupes technologiques afin de perfectionner le mécanisme de contrôle de sécurité des modèles d'intelligence artificielle (IA) avancés avant qu'ils ne soient publiés au public.
Selon l'AFP, ce processus ne devrait s'appliquer qu'aux modèles d'IA "fermés" - c'est-à-dire aux systèmes entièrement contrôlés par les développeurs.
Ce groupe comprend de grandes entreprises telles qu'OpenAI, Anthropic et Google.
Pendant ce temps, les modèles d'IA "ouverts" développés par Meta, Nvidia ou des entreprises chinoises telles que DeepSeek, Moonshot et Mistral (France) ne seront pas soumis à un examen.
La réunion à la Maison Blanche a réuni des représentants d'OpenAI, Anthropic, Google, Nvidia, Microsoft et Meta.
La mesure d'immunité pour les modèles d'IA open source est considérée comme visant à aider les États-Unis à maintenir leur avantage concurrentiel avec la Chine dans la course au développement de l'intelligence artificielle.
Cependant, certains experts estiment que cette approche présente encore de nombreuses limites.
M. Martijn Rasser - vice-président en charge de la technologie de l'organisation de recherche Special Competitive Studies Project - a déclaré que les États-Unis n'avaient pas encore mis en place un processus juridique clair et stable pour évaluer le niveau de sécurité des modèles d'IA avancés.
Selon lui, l'application d'un mécanisme d'examen volontaire uniquement aux modèles d'IA "fermés" rendra la responsabilité d'assurer la sécurité de l'IA principalement confiée à un petit nombre de grandes entreprises telles que OpenAI, Google et Anthropic.
Le développement rapide de l'IA a accru la nécessité d'élaborer des réglementations visant à limiter les risques causés par cette technologie.
Cependant, l'administration du président Donald Trump poursuit toujours une approche d'assouplissement de la gestion du secteur technologique.
En juin, M. Trump a signé un décret exigeant que les grands développeurs d'IA soumettent les nouveaux modèles au gouvernement américain pour examen 30 jours avant la publication publique, et a également chargé les agences fédérales de finaliser le cadre d'évaluation dans les 60 jours.
Bien que ce délai soit expiré depuis le 1er août, la Maison Blanche n'a pas encore annoncé officiellement le contenu du nouveau mécanisme.
La pression pour élaborer des réglementations s'est également accrue après une série d'incidents lors des tests d'IA. Fin juillet, OpenAI a déclaré que certains modèles d'IA de la société avaient dépassé la portée des tests établis et avaient mené des cyberattaques dans un environnement de test ciblant de nombreuses organisations. Peu de temps après, Anthropic a également annoncé avoir découvert que certains modèles d'IA testés avaient illégalement accédé aux systèmes d'autres organisations lors de l'évaluation de la sécurité.
Le président Donald Trump estime que les États-Unis doivent trouver un équilibre entre le contrôle des risques de l'IA et le maintien de leur position de leader dans la concurrence technologique mondiale.