Selon l'AFP, le bureau de l'Inspection philippine a déposé auprès du tribunal un dossier d'accusation contre l'ancien président de la Chambre des représentants Martin Romualdez - cousin du président Ferdinand Marcos Jr. - concernant un scandale de corruption à grande échelle impliquant des projets fictifs de contrôle des inondations.
En conséquence, M. Romualdez, ainsi que l'ancienne députée Elizaldy Co et d'autres personnes, ont été identifiés comme des co-accusés dans l'affaire concernant une somme d'argent allant jusqu'à 7,4 milliards de pesos (environ 117,9 millions de dollars américains), qui aurait découlé de pots-de-vin, d'ingérences inhabituelles dans l'allocation budgétaire et les projets.
S'exprimant lors d'une conférence de presse, l'inspecteur Jesus Crispin Remulla a affirmé que la poursuite était fondée sur des preuves et qu'aucun individu n'était exempté. Il a déclaré que le parquet continuerait à engager des poursuites supplémentaires contre M. Romualdez et d'autres personnes identifiées comme étant impliquées.
M. Romualdez a nié à plusieurs reprises tout acte répréhensible.
L'avocat Ade Fajardo - représentant légal de M. Romualdez - a déclaré que son client respectait le tribunal et les procédures judiciaires, et a demandé à ce que tous les citoyens philippins soient pleinement garantis de leurs droits de procédure et d'un procès équitable.
Selon M. Fajardo, la vérité, les preuves et un processus équitable doivent être mis au premier plan.
L'affaire est née d'une enquête à grande échelle sur le projet de contrôle des inondations "fantômes". De nombreux propriétaires d'entreprises de construction, fonctionnaires et politiciens philippins sont accusés de collusion pour détourner des fonds publics par le biais de projets de lutte contre les inondations.
Au cours de l'année écoulée, le parquet a inculpé de nombreux députés en exercice et anciens députés, des fonctionnaires du secteur public ainsi que des représentants d'entreprises de construction.
En septembre 2025, M. Romualdez a démissionné de son poste de président de la Chambre des représentants des Philippines, après que son nom soit apparu dans cette enquête. À ce moment-là, il a déclaré que sa démission permettrait aux enquêteurs d'exercer leurs fonctions sans subir d'impacts déraisonnables. Il reste actuellement membre du Parlement.