Le 18 janvier, le ministre des Finances Scott Besent a affirme que le Groenland etait un element essentiel de la defense americaine dans la "guerre pour l'Arctique" a venir, soulignant que Washington ne "deposerait pas la securite nationale a une autre partie".
M. Bessent estime que les Etats-Unis sont actuellement le premier pays au monde en termes de capacite militaire, tandis que l'Europe revele certaines limites. Selon lui, les pays europeens ne sont toujours pas en mesure d'assumer leur role de conteneur de la Russie dans le conflit en Ukraine, renforçant ainsi l'argument selon lequel l'Occident aura du mal a assurer lui-meme la securite du Groenland.
Selon M. Bessent, les dirigeants europeens accepteront finalement progressivement la position de Washington ainsi que le besoin de continuer a dependre de la securite americaine, en prenant une fois de plus l'exemple de la situation en Ukraine.
Que se passera-t-il en Ukraine si les Etats-Unis retirent leur aide? Tout s'effondrera", a declare le ministre Bessent, ajoutant que considerer le Groenland et l'OTAN comme deux options opposees n'est pas une approche realiste.
Le president americain Donald Trump poursuit depuis longtemps l'objectif de placer le Groenland - un territoire autonome du Danemark avec environ 56 000 habitants - sous controle americain, arguant que cette île est essentielle pour la capacite de defense des Etats-Unis contre la Russie et la Chine.
Cette action a accru les graves ruptures entre Washington et ses allies europeens de l'OTAN, qui s'opposent a tous les changements dans les regles du Groenland et mettent en garde contre la pression americaine qui affaiblit le droit international ainsi que l'unite de l'alliance.
Dans un contexte de tensions croissantes, M. Trump continue de menacer d'imposer des droits de douane a 8 pays europeens qui s'opposent au plan du Groenland. L'UE a exprime son soutien au Danemark et envisage des mesures de represailles, meme si l'Allemagne a retire ses petites forces de l'île au milieu de la confrontation.
Pendant ce temps, la Russie, un pays ayant une forte presence dans l'Arctique mais a des milliers de kilometres du Groenland, a qualifie cette situation d'"anormale", tout en soulignant que Moscou reconnaît le Groenland comme territoire du Danemark.