Le 18 janvier, la ministre britannique de la Culture, Lisa Nandy, a declare que le gouvernement britannique ne cederait pas a la pression du president americain Donald Trump, qui avait annonce un plan d'imposition de droits de douane sur les pays europeens qui s'opposent a ses ambitions de prendre le controle du Groenland.
Notre position sur le Groenland est negociable. Nous l'avons dit tres clairement et nous continuerons a le confirmer", a declare Mme Nandy aux medias locaux, reiterant la declaration precedente du Premier ministre britannique Keir Starmer.
Selon M. Starmer, l'avenir de l'île est "determine par les habitants du Groenland et du Danemark", tout en estimant que l'imposition de droits de douane aux pays de l'OTAN qui s'opposent aux ambitions de M. Trump est "completement erronee".
Pour sa part, le president Trump estime qu'il est necessaire de placer le Groenland sous souverainete americaine pour la securite nationale, tout en affirmant que le Danemark et d'autres allies europeens de l'OTAN ne sont pas en mesure de proteger cette île contre le risque d'une prise de controle par la Chine ou la Russie dans un scenario hypothetique.
Cette initiative a suscite diverses critiques en Europe, ou les pays accusent Washington d'affaiblir l'alliance militaire.
La semaine derniere, un certain nombre de pays d'Europe occidentale et d'Europe du Nord - dont l'Allemagne, la France, la Suede, la Norvege et le Royaume-Uni - ont envoye de 1 a 15 soldats au Groenland pour participer a un exercice militaire mene par le Danemark. Selon le porte-parole de l'armee allemande, les soldats allemands sont maintenant rentres chez eux.
L'Union europeenne (UE) a egalement menace d'activer des mesures de represailles que les autorites appellent des "bazooka commerciaux" en reponse aux impots de M. Trump.
Pendant ce temps, la taxe americaine de 10% sur les importations en provenance de 8 pays europeens, liee a la controverse sur le Groenland, devrait entrer en vigueur le 1er fevrier et pourrait etre portee a 25% le 1er juin.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifie la situation concernant le Groenland d'« anormale en vertu du droit international », mais a estime que cela n'etait pas surprenant, car M. Trump ignore publiquement si d'autres pays considerent ses actions comme legales ou non.
M. Peskov a souligne que la Russie suivait toujours de pres les developpements.