Le 19 mai (heure américaine), le vice-président américain JD Vance a déclaré que Washington faisait à l'Iran une "proposition très simple": accepter de ne jamais posséder d'armes nucléaires ou faire face au risque que les États-Unis reprennent l'opération militaire.
S'exprimant lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, M. Vance a souligné que l'Iran ne pouvait pas être autorisé à posséder des armes nucléaires car cela pourrait déclencher une course aux armements mondiale.
L'Iran sera le premier domino à déclencher une course nucléaire dans le monde entier", a-t-il déclaré.
Selon M. Vance, l'administration du président américain Donald Trump est prête à parvenir à un accord avec l'Iran si Téhéran s'engage à ne pas développer d'armes nucléaires.
M. Vance a déclaré que les États-Unis négociaient avec l'Iran "de bonne foi" et estime que les deux parties ont encore la possibilité de parvenir à un accord.
Cependant, il a également soulevé l'"option B", c'est-à-dire que les États-Unis pourraient reprendre l'opération militaire pour atteindre leurs objectifs.
Comme le président vient de me le dire, nous sommes prêts à agir. Nous ne voulons pas suivre cette voie, mais le président est prêt et capable de le faire si nécessaire", a déclaré M. Vance.
Selon des responsables américains, Washington estime qu'il s'agit d'une occasion de rétablir des relations avec Téhéran, mais le résultat final dépend de la bonne volonté des deux parties.
La déclaration de M. Vance intervient dans un contexte où les États-Unis et l'Iran poursuivent les négociations sur le programme nucléaire de Téhéran après des mois de tensions.
Le président Trump a également récemment déclaré qu'il privilégiait une solution diplomatique, mais a averti que les États-Unis utiliseraient des mesures militaires s'ils ne parvenaient pas à un accord que Washington jugerait acceptable.
M. Vance a également affirmé que Washington ne souhaitait pas que le nombre de pays possédant des armes nucléaires augmente, et c'est pourquoi les États-Unis considèrent la prévention du développement de bombes nucléaires par l'Iran comme une priorité absolue.
La partie iranienne a affirmé à plusieurs reprises que son programme nucléaire ne sert qu'à des fins pacifiques et a rejeté les accusations de poursuite d'armes nucléaires.
Téhéran n'a pas encore commenté la dernière déclaration de M. Vance.