Au cours de sa première année de retour à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a obtenu de nombreuses concessions de pays par le biais d'un style de négociation dur, combinant menaces, ultimatums et déclarations publiques fortes. Cependant, cette approche est considérée comme bloquée avec l'Iran.
Après 11 semaines de crise, les deux parties n'ont toujours pas réalisé de progrès significatifs. Les analystes estiment que l'un des principaux obstacles est que les dirigeants iraniens doivent garder la face devant le public national, même si les frappes aériennes américaines et israéliennes ont considérablement réduit les capacités militaires de Téhéran.
L'Iran maintient son influence dans le détroit d'Ormuz, une route maritime qui transporte d'importantes quantités de pétrole mondiales, donnant à ce pays un avantage significatif dans les négociations. Pendant ce temps, M. Trump continue de poursuivre une stratégie de pression maximale, avec des exigences strictes et des messages imprévisibles.
M. Rob Malley, ancien responsable des négociations iraniennes sous les administrations des présidents Obama et Biden, estime que le désir des États-Unis de montrer une victoire absolue rend la possibilité de parvenir à un accord plus difficile, car aucun gouvernement ne veut être considéré comme une capitulation totale.
L'impasse se produit dans un contexte où M. Trump subit des pressions intérieures en raison de la hausse des prix du carburant et d'un faible niveau de confiance avant les élections de mi-mandat. Le Parti républicain rencontre également des difficultés dans ses efforts pour maintenir le contrôle du Congrès.
La porte-parole de la Maison Blanche, Olivia Wales, a défendu l'approche de M. Trump, affirmant que le président américain avait des "réalisations prouvées" dans la conclusion d'accords et estimant que l'Iran était de plus en plus "désespéré" de parvenir à un consensus.
Malgré cela, de nombreuses déclarations de M. Trump continuent de susciter la controverse. Il avait averti qu'il "supprimerait la civilisation iranienne" si Téhéran ne parvenait pas à un accord, et avait appelé à plusieurs reprises le dirigeant iranien avec des mots durs. Téhéran a également répondu par une campagne de moqueries sur les réseaux sociaux.
Certains anciens responsables américains estiment que cette tactique a peu de chances d'être efficace contre l'Iran, un pays dont les systèmes politiques et militaires sont considérés comme très durs. De nombreux experts mettent également en garde contre le fait que la campagne de pression actuelle pourrait inciter l'Iran à intensifier ses ambitions nucléaires au lieu de les abandonner.