Dans une interview exclusive accordée au Financial Times le 16 mars, le président américain Donald Trump a lancé des messages durs visant ses alliés de l'alliance militaire de l'Atlantique Nord (OTAN). Il a affirmé que la survie et la puissance de l'OTAN à l'avenir dépendent entièrement de la volonté des États membres de se tenir aux côtés des États-Unis dans l'opération au Moyen-Orient.
Cette déclaration a été faite au moment où le détroit d'Ormuz est gravement bloqué en raison de l'escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran. Il s'agit de la route de transport de pétrole la plus importante au monde, et la fermeture de cette région pousse les prix mondiaux de l'énergie à l'état d'alerte.
M. Trump estime que les pays alliés qui bénéficient de la stabilité du marché pétrolier doivent assumer avec les États-Unis les coûts et les risques militaires.
Cette tactique de "diplomatie de pression" n'est pas trop nouvelle pour M. Trump. Tout au long de son mandat, il a toujours maintenu le point de vue selon lequel les pays européens dépendent trop du parapluie de sécurité américain sans apporter une contribution adéquate.
En liant le sort de l'OTAN à l'opération en Iran, Washington envoie un message clair selon lequel le soutien des États-Unis ne sera plus évident sans le sacrifice des alliés.
Face à ces déclarations acerbes, de nombreux États membres de l'OTAN en Europe sont dans une situation délicate. D'une part, ils ne veulent pas affronter directement l'administration Trump pour protéger leurs relations traditionnelles. D'autre part, être entraîné dans une guerre à grande échelle avec l'Iran dans le Golfe est quelque chose que la plupart des pays européens veulent éviter à tout prix pour protéger leurs intérêts économiques et leur sécurité intérieure.
Les analystes estiment qu'il pourrait s'agir d'un tournant important pour remodeler la structure de l'OTAN en 2026. L'impasse entre les États-Unis et leurs alliés a non seulement affaibli la capacité de dissuasion de l'alliance, mais a également créé des opportunités pour les adversaires géopolitiques d'exploiter cette division. La plus grande question qui se pose actuellement est de savoir si les pays européens céderont à la pression de M. Trump ou choisiront une voie d'autonomie de défense risquée.