Le 28 juin (heure locale), selon l'agence de presse TASS (Russie), l'armée israélienne a annoncé avoir détruit un système d'infrastructures souterraines utilisé par le Hezbollah dans la ville de Majdal Zoun, dans le sud du Liban.
L'information a été publiée dans une déclaration commune du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du ministre israélien de la Défense Katz. Selon Israël, les États-Unis ont été informés avant le début de l'opération.
La cible de l'attaque est un tunnel d'environ 200 m de long situé sous terre, qui serait le lieu de stockage de centaines d'armes et de nombreux lance-missiles du Hezbollah.
Cette évolution intervient seulement 2 jours après qu'Israël et le Liban ont conclu un accord de sécurité négocié par les États-Unis afin de désamorcer les tensions dans la zone frontalière.
Selon l'accord, Israël retirera progressivement ses forces de certaines positions dans le sud du Liban, tandis que l'armée libanaise sera déployée pour reprendre le contrôle. Cependant, Israël est toujours autorisé à maintenir sa présence dans une zone de sécurité élargie pendant la période de transition.
Israël estime que la destruction des installations militaires du Hezbollah est nécessaire pour assurer la sécurité des personnes vivant dans la région nord du pays.
Plus tôt dans la journée, l'armée israélienne a également annoncé avoir mené des frappes aériennes contre des militants du Hezbollah soupçonnés d'emporter des lance-grenades antichars, tout en détruisant un lance-missiles dans la région de Nabatieh.
En réponse, le Hezbollah a déclaré que les actions militaires d'Israël étaient une "violation grave" de l'accord de cessez-le-feu que cette force respecte toujours.
Dans un communiqué publié le matin du 29 juin, le Hezbollah a déclaré qu'il surveillait de près la situation et préservait le droit de "protéger le pays ainsi que le peuple libanais".
Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, avait également rejeté précédemment le nouvel accord de sécurité, estimant que le document signifiait que le Liban devait céder à Israël.
Il a affirmé que le Hezbollah continuerait à maintenir ses opérations armées et ne renoncerait pas à son objectif de s'opposer à ce qu'il considère comme une présence militaire israélienne au Liban.
Du côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réaffirmé que l'armée de ce pays continuerait de maintenir sa présence dans la zone de sécurité du sud du Liban dans les temps à venir.
Il a déclaré qu'Israël continuerait à détruire les installations militaires du Hezbollah, à éliminer les menaces contre la communauté civile du nord et à assurer la sécurité nationale.
Le conflit prolongé entre Israël et le Hezbollah, parallèlement à des événements plus importants au Moyen-Orient, a contraint plus d'un million de Libanais à quitter leurs foyers.
Le Hezbollah et l'Iran affirment que les États-Unis s'étaient engagés à promouvoir la fin des hostilités au Liban dans le cadre du protocole d'accord signé pour mettre fin au conflit régional précédent.
Selon TASS, de nouveaux développements montrent que le processus de mise en œuvre de l'accord de sécurité entre Israël et le Liban est toujours confronté à de nombreux défis, les parties continuant à avoir des désaccords sur le rôle et la présence militaire dans le sud du Liban.