Le 18 juin, Israël menait des négociations avec les États-Unis pour maintenir le déploiement de troupes dans le sud du Liban, selon les informations de deux responsables israéliens, dont un haut fonctionnaire proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
L'information a été publiée un jour après que les États-Unis et l'Iran ont signé un accord provisoire, dans lequel les parties s'engagent à garantir "l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".
Selon des responsables israéliens, les discussions ont lieu dans un contexte où Tel Aviv souhaite continuer à maintenir ses forces dans le sud du Liban. Un haut responsable a déclaré qu'Israël menait des négociations "résolues" avec Washington sur cette question.
Le responsable a affirmé qu'Israël ne changerait pas de position, y compris le maintien de troupes dans la région au sud de la rivière Litani au Liban.
Un autre responsable israélien estime que le résultat final des négociations dépendra de la décision du président américain Donald Trump de faire pression ou non. Selon l'évaluation de ce responsable, Washington pourrait menacer d'imposer des mesures de représailles si Israël ne respecte pas les termes de l'accord intérimaire avec l'Iran.
Le conflit dans le sud du Liban s'est intensifié après que le Hezbollah a ouvert le feu sur Israël pour exprimer son soutien à son allié iranien. Par la suite, Israël a étendu son opération militaire dans la région par des opérations aériennes et terrestres, dans le but déclaré d'éliminer le Hezbollah.
Israël décrit les zones de contrôle au Liban, dans la bande de Gaza et en Syrie comme des "zones tampons" entre le pays et ses adversaires. La politique de maintien de ces zones est considérée comme une partie importante de la stratégie de sécurité actuelle d'Israël.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait précédemment rejeté les appels demandant à Israël de retirer ses troupes des zones qu'il contrôle.