Le président français Emmanuel Macron a annoncé l'arrestation de ce pétrolier dans un message sur le réseau social X le 1er juin. Il a déclaré que le pétrolier Tagor avait été perquisitionné le 31 mai dans l'océan Atlantique. Le message comprenait une vidéo montrant une personne descendant d'un hélicoptère sur une corde.
M. Macron a souligné que des navires comme le Tagore avaient violé les sanctions internationales. "Ces navires, qui ne respectent pas les règles maritimes les plus élémentaires, constituent également une menace pour l'environnement et la sécurité de tous", a ajouté le dirigeant français.
Selon les autorités françaises, le pétrolier Tagor est parti de Mourmansk, dans le nord-ouest de la Russie. Un communiqué de l'autorité maritime indique que le faux navire porte le drapeau du Cameroun et se dirige vers Limbe, une ville côtière de l'ouest du Cameroun.
M. Guillaume Le Rasle - porte-parole de l'Autorité maritime de l'Atlantique de France - a déclaré que le pétrolier était soumis à des sanctions de l'Union européenne et des États-Unis. "Il s'agit d'un navire connu et suivi. La décision de changer de cap a été prise dans la soirée du 31 mai. Le but du changement de cap est de vérifier la validité du drapeau national", a-t-il déclaré.
Il a ajouté que ce pétrolier, qui changeait fréquemment de drapeau national, était "presque vide" au moment de son arrestation.

La dernière fois que le Tagor a émis un signal du système d'identification automatique (AIS), c'était il y a une semaine, alors qu'il se déplaçait au large des côtes norvégiennes et portait le drapeau de Madagascar, selon les données du système de surveillance MarineTraffic.
Selon les autorités françaises, l'interception du navire Tagor s'est déroulée à environ 740 km à l'ouest de la péninsule française de Brittany.
Le pétrole est une source importante de revenus pour la Russie. La Russie utiliserait une flotte de centaines de navires pour échapper aux sanctions internationales imposées en relation avec le conflit en Ukraine.
Certains pays occidentaux ont imposé des sanctions aux navires russes après le déclenchement du conflit en Ukraine en 2022.
La France et d'autres pays se sont engagés à réprimer fermement cette "flotte sombre". Depuis septembre 2025, la France a perquisitionné 3 autres navires soupçonnés d'appartenir à la "flotte sombre" russe. Ces navires ont repris leur voyage après que les propriétaires ont payé des amendes.
En septembre 2025, la marine française a perquisitionné le navire Boracay, battant pavillon Benin. Le capitaine de ce navire a été jugé par contumace. En mars de cette année, un tribunal français a émis un mandat d'arrêt et condamné le capitaine du navire Boracay à 1 an de prison.
En janvier 2026, les forces françaises ont également saisi un autre pétrolier soupçonné d'être russe, le Grinch. En mars, le Deyna, parti de Mourmansk, battant pavillon mozambicain, a été arrêté à Marseille.
En avril de cette année, la France a annoncé un plan visant à doubler les sanctions pour les navires qui ne portent pas de drapeau ou refusent de se conformer.