Selon l'AFP, l'Organisation maritime internationale (OMI) a déclaré qu'environ 6 000 marins et 500 navires sont toujours bloqués dans la région du Golfe depuis le début du conflit.
L'OMI a déclaré que les parties discutaient de la mise en place d'une voie maritime sûre, mais que le résultat dépendait toujours de l'évolution des tensions dans la région.
En juin, l'OMI avait mis en œuvre un plan d'évacuation de plus de 11 000 membres d'équipage bloqués dans la région du Golfe, mais a dû être suspendu après une attaque contre un navire. Au cours des 6 derniers mois, au moins 20 marins et ouvriers portuaires ont été tués dans des incidents ou des attaques dans la région.
Avant le blocus du détroit d'Ormuz en février, environ un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) transitaient par cette voie maritime stratégique. Après l'interruption des opérations dans le détroit à partir du 1er mars, le nombre de navires de marchandises qui y transitaient a considérablement diminué.
Selon une analyse de l'AFP basée sur les données de la société de surveillance maritime Kpler, en moyenne, seuls 10 navires traversent le détroit par jour, contre 95 par jour en février. Un accord entre les États-Unis et l'Iran en juin a permis une reprise temporaire des activités de transport, augmentant à une moyenne de 36 par jour, avant de diminuer à 15 par jour après la reprise des combats du 8 juillet au 22 août.
Cette situation modifie également les routes maritimes à travers le détroit. Avant le conflit, les navires utilisaient principalement les couloirs de la zone centrale reconnue par l'OMI. Il existe actuellement 2 routes principales, dont la route nord près de la côte iranienne, approuvée par ce pays, et la route sud entre la côte d'Oman et la zone signalée comme présentant un risque de mines marines.
Pendant la période relativement stable du 17 juin au 7 juillet, en moyenne 9 navires/jour naviguaient sur la ligne iranienne et 8 navires/jour sur la ligne omanaise. Cependant, après le 8 juillet, environ 2/3 du nombre de navires traversant le détroit ont été classés par Kpler dans le groupe "anonyme" ou non identifié, alors qu'avant le conflit, ce taux était inférieur à 1%.
Ces trains ne peuvent pas déterminer avec précision leur itinéraire en raison de données de suivi limitées, notamment l'arrêt des émetteurs de signaux, des signaux brouillés ou un manque d'images satellites.