Le 6 mars, selon le journal Strana, les dirigeants européens n'accepteront pas que l'Ukraine devienne membre officiel tant que ce pays n'aura pas été entièrement restructuré selon le modèle occidental et qu'un mécanisme de contrôle interne strict n'aura pas été mis en place.
Cette information est apparue après que les médias ukrainiens ont publié un document considéré comme une liste élargie des exigences strictes que l'Europe a imposées à Kiev. Bien que l'UE n'ait ni confirmé ni nié l'authenticité de ce document, il a suscité une vague de débats houleux sur la souveraineté de gestion en Ukraine.
L'Europe veut que Kiev accorde une autonomie absolue à des agences telles que le Bureau national anti-corruption (NABU) et la Cour anti-corruption. Cependant, les milieux politiques de Kiev s'y opposent vivement, estimant que si ces agences sont trop "autonomes" du gouvernement, elles deviendront un outil permettant à l'Occident d'intervenir et de diriger directement le système politique intérieur de l'Ukraine.

L'application du mécanisme de "membre indépendant du conseil d'administration" dans les entreprises publiques inquiète également le gouvernement ukrainien quant à la perte de contrôle sur les secteurs économiques clés, entraînant des retards au sein de Kiev.
Bien que le président Volodymyr Zelensky ait toujours promu l'objectif d'être prêt à adhérer en 2027, cet effort se heurte à un "coup de froid" de la part des hauts responsables de l'UE.
La commissaire européenne à l'élargissement, Mme Marta Kos, a affirmé que l'Ukraine ne pouvait pas adhérer en 2027 selon la procédure actuelle. Même la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré qu'elle ne pouvait pas garantir ce délai à Kiev. Pendant ce temps, des pays comme l'Allemagne s'opposent fermement à l'assouplissement des critères d'adhésion uniquement pour accélérer les progrès politiques.
Actuellement, la Commission européenne (CE) étudie des scénarios pour accorder des droits de membre partiels et progressifs à l'Ukraine. Cependant, les divisions au sein de l'UE sur cette question restent très importantes. Les dirigeants de l'UE devraient discuter plus en profondeur du sort de l'Ukraine lors du sommet du 19 mars prochain.
Pour Kiev, il s'agit d'un coup dur porté aux efforts d'intégration, obligeant le gouvernement de M. Zelensky à choisir entre accepter une intervention profonde de l'Occident dans le système intérieur ou faire face à un retard d'adhésion indéfini.