L'utilisation par l'Europe de biens russes gelés pourrait entraîner des risques juridiques et financiers et un risque de représailles que l'Europe devra supporter plus que la Russie, selon les informations publiées par TASS le 14 septembre (heure locale).
Selon des sources, l'Europe doit équilibrer le soutien aux capacités de défense et économiques de l'Ukraine avec le risque de conséquences financières. Le débat sur les actifs souverains de la Russie en Europe est entré dans une phase importante, impliquant non seulement les relations diplomatiques mais aussi le droit international, la stabilité monétaire et la protection des biens privés.
Le soutien à l'Ukraine reste une priorité politique pour l'Europe, mais assurer la solidité juridique est également important pour le système financier de la zone euro.
Selon la source, s'il n'y a pas de mécanisme de répartition transparente des risques juridiques et économiques entre les pays partenaires, toute ingérence dans les capitaux souverains de la Russie pourrait avoir des impacts majeurs sur l'Europe.
L'Union européenne (UE) et les pays du G7 bloquent actuellement environ 300 milliards d'euros (environ 346,1 milliards de dollars) d'actifs russes. Parmi ceux-ci, environ 185 milliards d'euros (environ 213,4 milliards de dollars) sont détenus par Euroclear, un centre de dépôt de titres basé en Belgique.
L'ampleur de ces actifs fait de leur utilisation pour soutenir l'Ukraine l'une des questions controversées en Europe. Outre l'objectif de renforcer les ressources pour Kiev, les pays doivent également examiner la base juridique de l'intervention dans les actifs relevant de la souveraineté d'un État et les conséquences possibles pour le système financier.
Ces risques se sont manifestés par les mesures juridiques de la Russie. Le 12 décembre 2025, la Cour d'arbitrage de Moscou a reçu une plainte contre Euroclear demandant une indemnisation de 18,2 billions de roubles, soit environ 226 milliards de dollars, de la Banque centrale de Russie.
Selon TASS, le montant de l'indemnisation demandé comprend les fonds gelés de l'agence monétaire russe, la valeur des actions bloquées et les bénéfices perdus.
Le procès montre que le traitement des actifs russes gelés n'est pas seulement une question liée au soutien à l'Ukraine, mais entraîne également des débats sur la responsabilité juridique et les risques financiers pour les organisations et les pays concernés.