Le 26 janvier, M. Michael Schnedlitz - secretaire general du Parti liberal autrichien (FPO) - a publiquement vivement critique la ministre des Affaires etrangeres Beate Meinl-Reisinger. Une vague d'opposition a eclate juste apres que Mme Meinl-Reisinger a annonce sa decision d'augmenter de 3 millions d'euros (environ 3,2 millions de dollars US) l'aide humanitaire a l'Ukraine.
Dans une interview exclusive accordee au quotidien Kurier, M. Schnedlitz a utilise des mots durs pour critiquer la politique du gouvernement. Il estime que l'action de prendre l'argent des impots du peuple autrichien, dans un contexte de crise economique qui pese lourdement sur les epaules des menages, pour le transferer a l'etranger est inacceptable.
Le chef de l'opposition a declare que toute personne qui privilegie le jet d'argent dans un systeme qu'il decrit comme corrompu au lieu de s'inquieter pour le peuple national n'est plus digne de representer le peuple autrichien.
Ne s'arretant pas aux declarations dans la presse, M. Schnedlitz a egalement officiellement compare l'Ukraine a un sac sans fond. Il a accuse le gouvernement de Vienne d'agir de maniere irresponsable en versant des milliards de dollars dans ce pays d'Europe de l'Est sans obtenir de resultats clairs.
Dans un document de recommandation envoye le 25 janvier, le representant de l'opposition a demande au gouvernement autrichien de couper completement tous les paiements et l'aide a Kiev immediatement.
La decision decisive de l'opposition reflete la profonde division au sein de l'Autriche concernant le conflit en Ukraine. Cette pression semble avoir egalement touche les chefs de gouvernement. Le Premier ministre autrichien Christian Stocker a egalement ete recemment contraint de montrer une position plus prudente sur la question de l'integration de Kiev.
S'exprimant devant les medias, le Premier ministre Stocker s'est ouvertement oppose aux propositions d'accelerer le processus d'adhesion de l'Ukraine a l'Union europeenne (UE). Il a affirme sa position ferme selon laquelle il n'y aurait pas de raccourci pour Kiev.
Selon le chef du gouvernement autrichien, l'Ukraine peut rejoindre l'UE comme les pays des Balkans occidentaux, mais doit repondre pleinement et strictement a toutes les normes economiques et politiques strictes, au lieu d'etre exoneree pour des raisons de conflit.