Un patient de sexe masculin d'âge moyen vient d'être diagnostiqué avec un taux d'acide urique dans le sang allant jusqu'à 460 μmol/L, mais aucun symptôme de goutte tel que douleur ou gonflement des articulations n'est apparu. Selon les experts, cette condition est appelée hyperuricémie asymptomatique et devient de plus en plus fréquente, en particulier chez les jeunes.
L'hyperuricémie asymptomatique est identifiée lorsque le patient a subi au moins deux tests à jeun donnant des résultats d'acide urique supérieur à 420 μmol/L mais n'a pas présenté de symptômes typiques de la goutte tels que douleurs articulaires, tophées ou limitation de la motricité.
Bien qu'elle ne cause pas d'inconfort évident, cette condition n'est pas totalement inoffensive. Des études montrent qu'une augmentation de l'acide urique peut être liée à l'hypertension, aux troubles de la glycémie, aux troubles lipidiques sanguins, aux maladies cardiovasculaires et aux lésions rénales. Dans certains cas, même sans douleur articulaire, des cristaux d'urate se sont déposés dans l'articulation lors d'un examen par échographie ou tomodensitométrie.
Selon les instructions de traitement, il est nécessaire d'envisager de prendre des médicaments lorsque l'acide urique est de 540 μmol/L ou plus ou de 480 μmol/L avec des pathologies telles que l'hypertension, le diabète, l'obésité, les maladies cardiovasculaires ou la dysfonctionnement rénal. L'objectif de contrôle est de maintenir l'acide urique en dessous de 420 μmol/L, tandis que les personnes atteintes de goutte doivent en dessous de 360 μmol/L.
Les experts recommandent aux personnes souffrant d'un taux d'acide urique élevé de limiter les boissons gazeuses, la bière, l'alcool, les abats d'animaux et les fruits de mer; en même temps, maintenir l'exercice, contrôler le poids et surveiller régulièrement l'indice d'acide urique pour réduire le risque de complications à long terme.