Pendant longtemps, la prise en charge des travailleurs a été principalement examinée sous l'angle des revenus, des salaires, des primes du Têt ou des politiques de protection sociale directes.
C'est nécessaire, mais ce n'est pas suffisant. Parce que lorsque la pression du travail est de plus en plus forte et que le rythme de production est de plus en plus élevé, la santé physique et mentale est un point d'appui important pour aider les travailleurs à tenir bon. Un ouvrier en bonne santé et mentalement stable travaillera plus efficacement, avec moins d'erreurs et, plus important encore, aura la capacité de s'engager à long terme avec l'entreprise.
Il n'est donc pas un hasard si de plus en plus d'entreprises investissent activement dans les terrains, encouragent la création de clubs sportifs ou coopèrent avec les syndicats pour organiser des tournois annuels. Quant aux syndicats et autres organisations socio-politiques, ils sont très soucieux d'organiser de manière systématique et approfondie des mouvements sportifs pour nourrir physiquement et mentalement les membres du syndicat et les travailleurs.
Lorsque les activités sportives sont organisées de manière systématique et continue, elles commencent à former une forme d'"infrastructure souple" pour le développement humain. Si la formation professionnelle contribue à améliorer les compétences, le sport contribue à améliorer la base physique, mentale et la capacité d'adaptation. Ces deux facteurs ne sont pas séparés, mais se complètent pour créer une main-d'œuvre à la fois qualifiée et résiliente.
La réalité montre également que les entreprises qui se soucient de la vie spirituelle des travailleurs, y compris l'organisation d'activités sportives, la création d'espaces de mouvement et d'échange... contribueront à aider les travailleurs à retrouver de l'énergie, à réduire le stress et à se sentir plus liés au collectif.
Pour les localités, cette histoire a une signification encore plus grande. Lorsque le mouvement sportif ouvrier se développe, lorsque les zones industrielles ont non seulement des usines mais aussi des terrains de jeux, des institutions culturelles et physiques, c'est le signe d'un environnement de travail civilisé.
Une province, une ville, une zone industrielle qui veut attirer et retenir des ressources humaines de haute qualité ne peut pas seulement compter sur les opportunités d'emploi, les salaires, les avantages sociaux... mais a également besoin d'un écosystème répondant aux besoins personnels minimaux, dans lequel la vie physique est indispensable.
Enfin, une main-d'œuvre saine apporte non seulement une productivité plus élevée, mais contribue également à réduire les coûts sociaux liés à la santé, aux accidents du travail et aux conséquences du stress prolongé.
Plus loin encore, c'est la base pour construire une production durable, où les gens ne sont pas érodés par le travail, mais renouvelés chaque jour.