Pour les personnes atteintes de maladies chroniques, il est impossible d'attendre les médicaments. Les patients ont besoin de stabilité dans le traitement, et non d'une psychologie anxieuse à chaque fois qu'ils vont se faire examiner pour voir s'ils reçoivent des médicaments aujourd'hui ou s'ils doivent se débrouiller seuls à l'extérieur.
Ici, il faut préciser: La politique d'assurance maladie ne peut pas se limiter à avoir une carte, un fonds, des réglementations de paiement. L'essentiel est que les patients doivent avoir accès aux médicaments directement sur place lors des examens et des traitements médicaux. Si les hôpitaux manquent souvent de médicaments, ce qui oblige les gens à avancer de l'argent de leur poche pour acheter à l'extérieur, puis à effectuer les procédures de paiement plus tard, alors les avantages de l'assurance maladie ont été considérablement "réduits" dans la réalité. Parce que tout le monde n'a pas assez d'argent pour acheter immédiatement, et tout le monde - en particulier les personnes âgées, les patients graves - n'est pas assez fort pour suivre toutes les procédures, les documents, les factures en attendant d'être remboursé.
La circulaire 22/2024 du ministère de la Santé autorise les patients à acheter des médicaments en dehors lorsque les hôpitaux en manquent et sont payés par l'assurance maladie, ce qui est clairement un mécanisme de résolution des difficultés nécessaire. Cette réglementation ouvre au moins une "issue de secours" supplémentaire pour aider les patients. Mais il faut voir qu'il ne s'agit que d'une solution de secours, qu'elle ne peut pas devenir une chose normale dans l'exploitation des examens et des traitements médicaux de l'assurance maladie. On ne peut pas considérer le fait que les patients paient eux-mêmes pour acheter des médicaments puis attendent le paiement comme un moyen complet de traitement.
Les citoyens participent à l'assurance maladie pour réduire le fardeau des dépenses lorsqu'ils sont malades, et non pour apprendre à s'adapter à la pénurie de médicaments. Une bonne politique de sécurité sociale ne peut pas obliger les bénéficiaires à compenser eux-mêmes les lacunes des étapes d'approvisionnement, d'appel d'offres ou d'achat.
Les causes de la pénurie de médicaments de l'assurance maladie ont été soulignées: difficultés dans les appels d'offres, achats centralisés, approbation tardive des listes, modification des directives techniques, manque d'approvisionnement des fabricants.
Les nouvelles réglementations à partir du 1er juillet 2025 permettent aux hôpitaux d'être plus autonomes et flexibles dans l'achat de médicaments, ainsi que les décrets et circulaires visant à simplifier les procédures, à accroître la transparence, ce qui est clairement une démarche positive. Mais la politique n'a de réel sens que lorsqu'elle atteint les pharmacies des hôpitaux, aux patients, au lieu de rester sur le papier.
Le manque de médicaments BHYT, en fin de compte, n'est pas seulement une question d'approvisionnement médical. C'est aussi un test de l'efficacité de la politique de sécurité sociale et de la capacité de gestion du système. Les gens cotisent à l'assurance maladie pour avoir un soutien lorsqu'ils sont malades. Ce soutien ne peut pas être parfois là, parfois pas; et encore moins "fluctuer" chaque mois, chaque vague d'approvisionnement.