Ce soir-là, il a assisté à une fête de personnes très prospères. Une table pleine de plats délicieux, un verre de vin cher, des histoires autour des actions, de l'immobilier et des vacances à un demi-tour de la Terre. Un collègue venait de signer un contrat d'un milliard de dollars mais son visage était toujours froid comme un rapport financier. Il a demandé en plaisantant: "Qu'est-ce que vous attendez le plus ?". Cette personne a réfléchi un moment puis a secoué la tête: "Je ne sais pas non plus. Maintenant, ce que vous voulez est trop facile, donc je ne sais pas ce que vous attendez".
Cette réponse lui a rappelé la vieille dame qui vendait des billets de loterie dans l'après-midi. Une personne qui n'avait presque rien, mais qui avait encore de quoi espérer. Une personne qui pensait avoir tout, mais qui ne savait pas quoi attendre. Quand j'étais enfant, l'attente était très simple. J'attendais le week-end pour jouer au football avec les enfants du quartier. J'attendais le Têt pour que maman m'achète de nouveaux vêtements. J'attendais l'été pour retourner dans ma ville natale rendre visite à mes grands-parents. Il suffisait d'entendre maman dire "main" pour que l'enfant se sente heureux. Le mot "mai" à ce moment-là ressemblait à un cadeau non ouvert, plus il attendait, plus il était heureux.
En grandissant, les gens échangent les rêves contre des objectifs, échangent l'excitation contre des plans, échangent l'attente contre des chiffres. Il a un ami très riche. Belle maison, voiture de luxe, compte suffisant. Mais chaque matin au réveil, il se plaint d'ennui. Quand on lui demande où il veut aller, ce qu'il veut manger, acheter, il sourit tristement: "Il ne manque plus rien." Après avoir entendu cela, il réalise soudain que "il ne manque plus rien" est parfois une autre façon de parler du vide.
Le lendemain, il a discuté de cette affaire avec un vieil homme qu'il connaissait et qui buvait souvent du thé au début de la rue. Il a regardé le flot de voitures dans la rue et a hoché la tête: "L'argent aide les gens à vivre plus facilement. Mais ce qui les fait avancer, c'est l'espoir. La personne la plus pauvre n'est pas celle qui a le moins d'argent, mais celle qui n'a plus rien à espérer.
Il s'est soudain souvenu du sourire de la vieille dame vendant des billets de loterie au milieu d'un carrefour bondé. Peut-être que ce jour-là, elle n'avait pas vendu tous les billets. Peut-être que le soir, il y avait encore tant de soucis de nourriture et de vêtements. Mais elle croyait toujours au lendemain, comme croire que quelqu'un s'arrêterait pour l'aider à acheter un billet de loterie.
Le bien le plus précieux d'une personne ne réside peut-être pas dans l'argent sur son compte, mais dans le sentiment que chaque matin au réveil, nous avons encore quelque chose à attendre, à croire et à espérer.