Après la mise en service du modèle de gouvernement local à deux niveaux, ce qui est attendu, ce n'est pas seulement un appareil plus compact et plus proche du peuple, mais aussi une vitesse de résolution des problèmes plus rapide.
Pour ce faire, le niveau auquel la compétence est confiée doit prendre l'initiative de traiter le travail, en évitant la situation de rejet, d'évitement ou de non-exercice de toute la compétence qui lui est confiée.
Pendant ce temps, la réalité de ces dernières années montre que dans de nombreux endroits, il existe encore une habitude assez courante de demander l'avis des supérieurs pour tout. Certaines questions sont très clairement réglementées par la loi, le processus n'est pas compliqué, mais les dossiers doivent encore faire le tour de nombreux niveaux simplement parce que les personnes compétentes ne veulent pas prendre de décisions par elles-mêmes.
Derrière ces demandes d'avis, outre la prudence, de nombreux cas découlent de la psychologie de la peur de se tromper, de la peur d'être contrôlé, de la peur d'être tenu responsable. Et demander l'avis des supérieurs devient une façon de partager les risques.
Cette mentalité freinera l'administration au niveau communal. Si tout nécessite de demander des avis inutiles, l'appareil fonctionnera lentement, les citoyens et les entreprises devront attendre plus longtemps, tandis que les dirigeants provinciaux seront entraînés dans des affaires qui auraient pu être résolues dès la base.
Cela devient d'autant plus important que le volume de travail du gouvernement communal actuel est beaucoup plus important après le processus de réorganisation des unités administratives.
Si chaque dossier doit passer par un cycle supplémentaire de consultation, l'objectif d'être proche du peuple, plus efficace et efficient de l'appareil administratif communal sera très difficile à transformer en une efficacité réelle.
Bien sûr, exiger des fonctionnaires communaux qu'ils osent décider ne signifie pas qu'ils doivent se débrouiller seuls dans toutes les situations. Pour les problèmes qui dépassent leur compétence ou les réglementations légales qui ne sont pas encore claires, il est nécessaire de demander l'avis des supérieurs pour assurer l'unité dans la gestion de l'État.
Il est donc important de définir correctement la limite entre le besoin de rendre compte et le besoin de décider soi-même. Pour que les fonctionnaires exercent courageusement leurs pouvoirs, en plus de confier des pouvoirs, il faut créer suffisamment de conditions pour qu'ils exercent ces pouvoirs.
En stipulant que la loi doit être plus claire et plus synchronisée; les activités d'orientation professionnelle doivent être opportunes. Il doit notamment y avoir un mécanisme pour protéger ceux qui appliquent correctement les réglementations, les procédures et agissent dans l'intérêt général.
Car si l'on exige seulement d'assumer la responsabilité sans créer de tranquillité d'esprit juridique, la psychologie hésitante aura beaucoup de mal à disparaître.
La directive du président du Comité populaire provincial de Cà Mau ne vise pas seulement à rectifier la situation d'évitement de responsabilité au niveau de la base. Plus important encore, c'est un rappel que la réforme administrative ne réussira réellement que lorsque les pouvoirs qui lui ont été confiés seront pleinement exercés, conformément à ses pouvoirs et liés à la responsabilité du chef.
Ce n'est que lorsque la personne à qui le pouvoir est confié ose décider et assumer la responsabilité des affaires relevant de sa compétence que l'appareil fonctionnera correctement et que les citoyens ressentiront réellement l'efficacité de la réforme.