Certains jours, notre ame devient soudainement exiguë au milieu du bruit quotidien. Pour ne pas etre presses, Huynh Nhu et moi - la jeune fille de la region fluviale de Can Tho - sommes rapidement arrives a la decision de retourner a Mang Lin (Da Lat).
Les deux sont partis, non pas pour visiter les cafes bondes, mais pour "tomber" dans un Da Lat primitif a l'aube, ou les premiers rayons du soleil sont comme un medicament pour guerir les egratignures de l'ame.
Le rendez-vous a l'aube
L'atmosphere de Da Lat a 4 heures du matin n'est pas une experience pour ceux qui aiment dormir au lit, qui aiment dormir le jour et qui restent eveilles toute la nuit a naviguer sur leur telephone. Le son de la sonnette d'alarme dans le petit telephone sonne, au milieu du froid mordant de la ville montagneuse, nous nous regardons avec determination. Quittant le sejour chez l'habitant sur une vieille moto, le bruit des moteurs demarrant au milieu de la nuit alors que le brouillard est encore epais.
Le chemin menant a la colline de Mang Lin est plonge dans le brouillard, un peu de froid se faufile a travers chaque couche de vetements, faisant trembler legerement les gens. Le "froid doux" des hauts plateaux n'est pas comme le froid de l'ouest pendant la saison des vents du nord qui monte en fleche. Il n'est pas aussi froid qu'une coupe de peau, mais il penetre silencieusement profondement, s'accrochant a chaque mouvement, traversant les gants, s'accrochant a la peau. Comme si elle devait porter un impermeable fin pour se proteger du vent, la couche de plastique glacial se rapproche toujours d'elle.
Plus on s'approche de la colline, plus les pentes commencent a monter progressivement. La voiture ralentit, l'accelerateur doit etre maintenu uniformement pour traverser les virages serres qui se suivent. Il y a des sections de pente abruptes au point que je ressens clairement le poids des deux personnes sur la roue arriere, le bruit des moteurs rugit dans le brouillard epais. Le brouillard matinal s'accumule sur le visage des gens, sur toute la route que nous empruntons comme une serviette mouillee, les phares ne suffisent qu'a eclairer quelques metres devant.
En parcourant plus de 20 km, nous avons egalement atteint le pied de la colline de Mang Lin. Apres avoir gare la voiture, le voyage de conquete de la colline dans l'obscurite a commence. Sous la lumiere scintillante des lampes de poche melee au brouillard, le petit sentier menant a travers les pelouses, Huynh Nhu a dit doucement: "J'espere avoir le temps d'accueillir l'aube qui apparaît".

Soulager l'ame d'un fou.
Au cours du deplacement, tout l'espace est reste silencieux, comme s'il cedait la place au sifflement du vent a travers les interstices des feuilles et au bruit regulier des pas sur le sol rouge.
Monter la-haut vaut vraiment la peine", une voix a retenti de derriere, dissipant le silence. Il s'agissait de Minh - un ami que nous avons rencontre par hasard lors de ce voyage, Minh tenant egalement son appareil photo comme nous, les yeux pleins d'excitation, pas moins que l'enfant qui allait recevoir un cadeau.
Et puis, le "magie" commence.
A 5h40, vers l'horizon, les premieres traînees de lumiere orange pecher commencent a dechirer le brouillard. Le soleil apparaît progressivement, non pas brusque mais doux, versant du miel dore dore sur tout. C'est a ce moment-la que nous avons ete temoins de l'effet Tyndall legendaire - des rayons de soleil traversant le vieux pin, creant des lignes lumineuses brillantes et surrealistes.
Au sommet de Mang Lin, le vent apporte l'humidite du ciel et de la terre lorsqu'il s'eclaircit, pur et clair au point que chaque souffle d'haleine donne l'impression que son ame s'apaise. Huynh Nhu se tient au milieu de la foret de pins, elle tend doucement la main pour cacher le soleil du debut de la journee en regardant la vallee, nous nous sentons etrangement a l'aise. En regardant au loin, Da Lat est plongee dans des nuages blancs flottants comme une mer de fleurs, cachant les maisons en bois.
Nous ne nous sommes pas precipites, consacrant des heures a regarder le changement de couleur du ciel: du violet fonce au rose pale, puis au jaune vif. Cette conquete nous a tous les deux fait realiser que "chasser les nuages" ou "admirer l'aube" n'est en realite qu'une excuse. Une excuse pour oser quitter la zone de securite, oser faire face a la solitude de la nuit pour attendre la lumiere la plus brillante.
Le voyage de Can Tho au pays des pins s'est termine par un cafe chaud au pied de la colline, lorsque le soleil s'est leve. Da Lat a une capacite miraculeuse a ralentir la vie des gens. Lorsque je me tiens au milieu du sentier traversant la colline, je realise que la paix n'est nulle part lointaine. Elle reside dans l'haleine reguliere, dans le moment ou on ose s'arreter pour admirer la purete du ciel et de la terre.
C'est la premiere fois que l'on s'agit d'un groupe de personnes qui s'occupent d'une affaire ou d'une affaire.
C'est la premiere fois que l'on s'agit d'un groupe de personnes qui s'occupent d'une affaire ou d'une affaire.