Le ministère des Finances recueille actuellement des avis sur le projet de décret précisant un certain nombre d'articles de la loi sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques n° 109/2025/QH15, qui propose de nombreux nouveaux contenus liés aux revenus provenant du transfert de capitaux, de titres, d'immobilier et aux déductions familiales.
Ajout de réglementations sur les revenus provenant du transfert d'actions de sociétés non cotées
Selon le ministère des Finances, la loi sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques n° 109/2025/QH15 stipule que les revenus provenant du transfert de capital comprennent les revenus provenant du transfert de parts de capital dans les organisations économiques, les revenus provenant du transfert de titres et les revenus provenant du transfert de capital sous d'autres formes.
Pour le transfert de parts de capital dans les organisations économiques et le transfert de capital sous d'autres formes, la méthode de calcul de l'impôt hérite toujours des réglementations en vigueur, c'est-à-dire que l'impôt est déterminé par le revenu imposable multiplié par le taux d'imposition de 20% pour chaque transfert. Le revenu imposable est déterminé par le prix de transfert moins le prix d'achat et les dépenses raisonnables connexes. S'il n'est pas possible de déterminer le prix d'achat et les dépenses connexes, l'impôt sera déterminé par le prix de vente multiplié par le taux d'imposition de 2%.
Le projet de loi ajoute également des dispositions relatives aux revenus provenant du transfert d'actions d'entreprises qui ne sont pas des sociétés publiques ou qui ne sont pas cotées. Ces transactions sont considérées comme ayant une nature similaire au transfert de capital, de sorte que la méthode de calcul de l'impôt sur le revenu imposable est appliquée avec un taux d'imposition de 20%, ou 2% sur le prix de vente si le prix d'achat et les coûts ne peuvent pas être déterminés.
Pour le transfert de titres, la taxe de 0,1% sur le prix de transfert de chaque transaction continue d'être appliquée comme actuellement. Cette réglementation vise à encourager les entreprises à coter et à enregistrer des transactions officielles à la Bourse, contribuant à développer le marché boursier pour qu'il devienne un canal de mobilisation de capitaux à moyen et long terme de l'économie.
Clarifier le mode de calcul de la taxe sur le transfert immobilier
En ce qui concerne les revenus provenant du transfert de biens immobiliers, la loi sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques stipule que l'impôt est déterminé par le prix du transfert multiplié par un taux d'imposition de 2%. Le projet de décret propose de préciser que le prix du transfert de biens immobiliers est le prix indiqué sur le contrat au moment du transfert.
Dans le cas où le contrat n'indique pas le prix ou le prix est inférieur au prix selon le tableau des prix fonciers et au coefficient d'ajustement des prix fonciers, le prix de transfert est déterminé conformément au tableau des prix fonciers publié par l'autorité compétente au moment du transfert.
Dans le cas du transfert des droits d'utilisation des terres et des biens attachés aux terres, si la valeur des maisons et des ouvrages est inférieure au prix de calcul des droits d'enregistrement fixé par le Comité populaire provincial, cette partie de la valeur sera déterminée au prix de calcul des droits d'enregistrement. Dans le cas des ouvrages formés à l'avenir, la valeur est déterminée en tenant compte du ratio de contribution au capital sur la valeur totale du contrat multiplié par le prix de calcul des droits d'enregistrement de l'ouvrage.
Le projet précise également le moment de la détermination du revenu imposable provenant du transfert de biens immobiliers en fonction de chaque cas, tel que le moment où le contrat de transfert entre en vigueur, le moment de l'enregistrement des droits de propriété ou le moment du dépôt de la déclaration fiscale.
Un revenu de 28 millions de dongs/mois pourrait ne pas être soumis à l'impôt
Un point notable du projet est la proposition d'ajouter une déduction pour les dépenses de santé et d'éducation et de formation lors du calcul de l'impôt sur le revenu des personnes physiques.
Selon la loi sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques n° 109/2025/QH15, le niveau de déduction pour charges de famille pour le contribuable lui-même est de 15,5 millions de VND/mois, la déduction pour les personnes à charge est de 6,2 millions de VND/mois. Outre les assurances et les œuvres caritatives comme auparavant, le projet propose d'autoriser des déductions supplémentaires pour les dépenses de santé et d'éducation.
Le ministère des Finances propose deux options de réduction. La deuxième option propose une réduction maximale des frais médicaux de 23 millions de dongs/an et des frais d'éducation et de formation de 24 millions de dongs/an.
Selon les calculs du ministère des Finances, dans le cas où un contribuable a une personne à charge et subit des dépenses de santé et d'éducation au niveau maximum, le montant total de la déduction peut atteindre environ 307,4 millions de dongs/an. À ce moment-là, les personnes ayant un revenu d'environ 28 millions de dongs/mois peuvent ne pas avoir à payer d'impôt sur le revenu des personnes physiques, ce n'est que lorsque le revenu supérieur est d'environ 28,63 millions de dongs/mois que les obligations fiscales commencent à survenir.
Cependant, l'application de cette option pourrait réduire les recettes budgétaires de l'État d'environ 7 697 milliards de dongs par an. Cependant, la politique devrait contribuer à réduire les coûts de santé et d'éducation pour la population, encourager l'investissement dans ces domaines, améliorer la qualité des ressources humaines et améliorer le bien-être social.