D'un côté, une école nouvellement construite et spacieuse, de plus de 35 000 m2, peinte fraîchement, avec des salles presque achevées. De l'autre côté, près de 900 élèves doivent étudier dans un environnement exigu et dégradé.
Ce paradoxe existe à l'école secondaire Phong Hải.
La phase 1 du projet a été investie à hauteur de plus de 32 milliards de dongs, la majeure partie étant achevée à partir de la fin de 2025. Le projet aurait dû être mis en service, mais il est abandonné faute de fonds pour la phase 2.
Et, le prix du retard n'est pas seulement l'argent dépensé exposé au soleil et à la pluie, mais aussi la qualité de l'éducation affectée chaque jour.
Près de 900 élèves, dont la plupart sont des enfants de minorités ethniques des régions montagneuses, doivent encore étudier dans des conditions précaires dans leurs anciens établissements.
Les salles de classe sont surchargées, les espaces sont exigus, les installations sont dégradées..., tout cela affecte directement l'enseignement et l'apprentissage.
Pendant ce temps, un nouvel établissement éligible est resté immobile, n'ayant pas encore été mis en service.
Le gaspillage ici est un gaspillage double.
Premièrement, le gaspillage des investissements, des dizaines de milliards de dongs ont été dépensés mais n'ont pas créé d'efficacité.
Deuxièmement, c'est un gaspillage d'opportunités, des opportunités d'améliorer la qualité de l'éducation pour une génération d'élèves manqués.
Ce qui préoccupe l'opinion publique, c'est que le gaspillage ne s'arrêtera pas, car une fois le projet construit, s'il n'est pas utilisé, il se dégradera avec le temps.
À ce moment-là, pour être mis en service, il ne faut pas seulement des capitaux pour la phase 2, mais aussi dépenser davantage pour réparer les éléments de la phase 1 qui ont été endommagés.
Cela signifie que plus c'est lent, plus c'est coûteux, un cercle vicieux de gaspillage peut être prévisible.
Du point de vue de la gestion, il s'agit d'une question qui doit être examinée sérieusement.
Un projet d'investissement public ne peut pas s'arrêter à la "construction brute", l'efficacité n'est calculée que lorsque l'ouvrage est mis en service, servant l'objectif initial.
En cas de manque de fonds, il est nécessaire d'avoir un plan prioritaire, de coordonner ou de compléter rapidement, il n'est pas possible de laisser les travaux inachevés, alors que les besoins d'utilisation sont très urgents.
Surtout pour l'éducation dans les régions montagneuses, chaque opportunité d'améliorer les conditions d'apprentissage est précieuse.
Les élèves ici ont déjà subi de nombreux désavantages en termes de conditions d'apprentissage, s'ils doivent continuer à étudier dans un environnement étroit et précaire, l'écart éducatif sera encore plus élargi.
Une nouvelle école n'est pas seulement une installation matérielle, mais aussi une motivation pour que les enfants s'attachent à leurs études.
La seule solution est d'allouer rapidement des fonds à la phase 2, d'achever les éléments manquants et de mettre l'ouvrage en service le plus tôt possible.
Un jour de retard, c'est encore un jour de gaspillage.