Le ministere de l'Education et de la Formation (GDDT) vient d'envoyer au ministere de la Justice un dossier d'evaluation du decret reglementant la politique salariale et les allocations pour les enseignants. Il s'agit d'un decret detaillant le paragraphe 4 de l'article 23 de la loi sur les enseignants n° 73/2025/QH15, applicable aux enseignants des etablissements d'enseignement publics relevant du systeme educatif national.
Au cours du processus de synthese, de reception et d'explication des commentaires des localites, le ministere de l'Education et de la Formation a souligne une serie d'inconvenients qui durent depuis de nombreuses annees dans la politique d'allocations pour les enseignants - l'une des causes qui affectent directement les revenus, la motivation et la capacite de maintien de l'equipe.
Allocations dispersees, chevauchantes, difficiles a appliquer de maniere uniforme
Selon le ministere de l'Education et de la Formation, le systeme d'allocations actuel pour les enseignants manque de synchronisation. Les types d'allocations tels que les allocations preferentielles professionnelles, les allocations regionales, les allocations d'attraction, les allocations d'anciennete... sont reglementes de maniere dispersee dans de nombreux documents differents, ce qui entraîne des difficultes dans l'organisation de la mise en œuvre et une application incoherente entre les localites.
La realite montre que le niveau de perception des allocations entre les niveaux scolaires et les regions presente encore de grandes disparites, ne refletant pas fidelement la nature du travail et les conditions de travail de chaque groupe d'enseignants. En particulier, les enseignants travaillant dans des regions ayant des conditions socio-economiques particulierement difficiles lorsque les localites atteignent les normes de la nouvelle ruralite sont souvent soudainement reduits en allocations, ce qui provoque des perturbations de revenus et affecte la psychologie de l'attachement a long terme.
Inversement, de nombreux enseignants des zones favorables ont des allocations faibles, tandis que le volume de travail et les exigences professionnelles sont de plus en plus eleves. Certaines politiques telles que les allocations preferentielles professionnelles pour les enseignants en conge de maternite entre les regions ne sont pas non plus uniformes, ce qui nuit aux travailleurs.
De nombreuses nouvelles taches ne sont pas encore incluses dans les allocations.
Le ministere de l'Education et de la Formation a egalement souligne que la politique d'allocations actuelle ne suit pas le rythme de l'innovation educative. Une serie de nouvelles taches telles que l'education STEM, la transformation numerique, l'enseignement integre, l'evaluation des capacites des eleves, le conseil psychologique scolaire... augmentent considerablement le volume de travail, mais ne sont pas incluses dans le regime d'allocations.
Pour les enseignants de maternelle - un groupe de personnes ayant un travail acharne et une forte pression - les types d'indemnites actuels, bien qu'ayant ete ajustes, ne refletent toujours pas pleinement le niveau de specificite du metier.
En outre, les enseignants qui doivent se deplacer entre plusieurs sites scolaires, enseigner inter-ecoles, inter-niveaux ou qui sont envoyes en mission speciale ne beneficient toujours pas d'allocations de deplacement correspondantes, ce qui cause de nombreuses difficultes dans la pratique du travail.
Inconvenients dans les indemnites pour les postes de chef et de chef adjoint de groupe professionnel
Un point notable est le regime d'indemnites pour les chefs d'equipe et les chefs d'equipe adjoints professionnels. Actuellement, ces titres beneficient toujours d'indemnites de fonction de direction conformement a la circulaire n° 33/2005/TT-BGDDT, avec un niveau de 0,15 a 0,3.
Cependant, dans les nouvelles reglementations sur la liste des postes de direction, il n'est plus determine que les chefs d'equipe et les chefs d'equipe adjoints professionnels sont des postes de direction, ce qui conduit au paiement d'allocations selon l'ancien mecanisme qui n'est plus approprie. De nombreux documents sur les allocations de direction n'ont pas non plus ete mis a jour et ajustes en temps opportun en fonction de la realite regionale et de l'echelle des ecoles.
Indemnite preferentielle minimale de 70%, zones particulierement difficiles beneficient de 100%
Les lacunes mentionnees ci-dessus sont egalement la base pour que l'Assemblee nationale promulgue la resolution 248 sur un certain nombre de mecanismes et de politiques specifiques et exceptionnels visant a creer une percee dans le developpement de l'education et de la formation, qui vient d'etre adoptee et entre en vigueur aujourd'hui.
Selon la resolution, les allocations preferentielles professionnelles pour les enseignants de maternelle et d'enseignement general publics seront portees a un niveau minimum de 70%, conformement a la feuille de route fixee par le gouvernement. Les employes des ecoles beneficient pour la premiere fois d'allocations preferentielles professionnelles avec un niveau minimum de 30%.
Il est a noter que les enseignants travaillant dans les zones ayant des conditions socio-economiques particulierement difficiles, les zones de minorites ethniques, les zones frontalieres et insulaires beneficieront d'une allocation de 100%.
Pour les etablissements d'enseignement professionnel et d'enseignement superieur, les unites sont autonomes pour decider du niveau de revenu supplementaire pour les enseignants et les travailleurs provenant de sources de revenus legales hors budget, conformement au reglement des depenses internes et a l'efficacite operationnelle.
Selon la derniere proposition du ministere de l'Education et de la Formation, l'augmentation des allocations preferentielles professionnelles est divisee en deux phases.
Au cours de la periode 2026-2030, les enseignants de maternelle et de primaire beneficieront d'une allocation de 45 a 85%, selon la zone de travail; le personnel scolaire beneficiera d'une allocation de 20%. A partir de 2031, l'allocation preferentielle sera entierement mise en œuvre conformement au niveau approuve par l'Assemblee nationale.