Lorsqu'elle a commencé son projet d'acheter un phan d'or par mois, Mme Lò Thị Mai a reçu de nombreux commérages sarcastiques. Certaines personnes ont estimé que l'épargne était trop faible, inestimable à calculer ou à être fière.
À cette époque, une once d'or valait environ 1,4 million de dongs. Pour Mme Mai, ce n'était pas une somme d'argent facile à obtenir.
Les enseignantes doivent surveiller leurs dépenses, limiter les dépenses inutiles et conserver une partie de leurs revenus dès qu'elles reçoivent leur salaire.
Un phan d'or est très petit, mais quand j'ai commencé à l'accumuler, j'ai l'impression que la première dent s'était déplacée. Ce qui est important, ce n'est pas combien il y en a, mais que j'ai vraiment marché", a-t-elle déclaré.
Selon Mme Mai, les personnes à faible revenu sont parfois facilement complexées par leurs résultats. Lorsqu'elles notent leurs dépenses, vendent des produits faits maison ou économisent une petite somme, elles peuvent être commentées comme ayant "quels dongs à calculer".
Ces mots lui ont autrefois fait mal au cœur, mais ne l'ont pas arrêtée.
Après une période de collecte, elle a dépensé environ 30 millions de dongs pour construire un poulailler, créant une source de revenus supplémentaire en plus de son travail d'enseignement.
L'élevage n'a pas été favorable dès le début. En raison du manque d'expérience, il y a eu une période où elle a subi une perte de capital. Les revenus du troupeau de poulets étaient encore faibles et inégaux, contrairement aux histoires de s'enrichir rapidement qui apparaissent souvent sur les réseaux sociaux.
En retour, elle a appris à s'occuper des animaux, à calculer les coûts, à suivre les prix du marché et à trouver des débouchés. Chaque échec l'aide à acquérir plus d'expérience pour ajuster l'échelle, choisir le moment de l'élevage et de la vente plus approprié.
Je ne peux pas encore dire que je suis riche, mais ce que je reçois est plus que de l'argent. Ce sont les connaissances, l'esprit d'autonomie et le sentiment de ne plus avoir de complexe d'infériorité à cause de mes revenus", a partagé Mme Mai.
D'après son propre expérience, Mme Mai estime que les personnes à faible revenu ne devraient pas avoir honte de n'économiser qu'un petit montant.
Un phan d'or, un million de dongs ou quelques centaines de milliers de dongs ont tous du sens s'ils sont adaptés aux conditions réelles et maintenus régulièrement.
Selon elle, les travailleurs doivent également chérir la valeur des produits qu'ils fabriquent. Un bouquet de légumes, un poulet ou un œuf ne se mesure pas seulement au prix des matières premières, mais contient également le temps, les efforts et les risques du producteur.
Pour les autres, un sou d'or peut ne pas être significatif. Pour Mme Mai, c'est la première pierre d'une poulailler de 30 millions de dongs, une petite source de revenus et un sentiment plus stable dans la vie.
La richesse, selon l'enseignante, ne réside pas seulement dans des salaires élevés ou des chiffres impressionnants. Parfois, elle commence par chérir ses efforts, conserver une partie de ses revenus et persévérer pour que la petite somme d'argent se multiplie progressivement.