Chaque début de mois, M. Hà Văn Hoàng (38 ans, employé de bureau à Hanoï, originaire de Tuyên Quang) transfère 5 millions de dongs à sa mère.
Cela est devenu une habitude depuis plusieurs années. Dès que Lương est rentré, il a ouvert son téléphone, a appuyé sur quelques touches puis a envoyé un message: "J'ai envoyé l'argent à maman, d'accord? Qu'est-ce qu'il manque, maman me l'a dit".
Sa mère répondait souvent très brièvement: « Oui, je sais ». La conversation entre la mère et l'enfant n'était souvent que cela.
Il vit et travaille à Hanoï, tandis que sa mère, âgée de près de 70 ans, vit seule dans sa ville natale depuis de nombreuses années après le décès de son père. Pour honorer sa piété filiale, chaque mois, il achète des médicaments contre la tension artérielle pour sa mère, commande du lait, paie l'électricité et l'eau, appelle une aide ménagère à l'heure pour nettoyer.
Il s'est rassuré en se disant que sa mère n'en manquait pas. La maison avait un réfrigérateur, une climatisation, une machine à laver. Les dépenses de subsistance étaient régulières. Les médicaments ne laissaient jamais sa mère le lui rappeler. Tout en travaillant et en élevant de jeunes enfants, il pensait que c'était déjà un effort.
Jusqu'à un après-midi, les voisins ont appelé pour signaler que sa mère s'était évanouie dans la cuisine et devait être emmenée à l'hôpital.
Lorsque M. Hoàng est rentré chez lui, sa mère était réveillée. Elle était allongée sur son lit d'hôpital, son corps s'est rétréci. Voyant son fils inquiet, elle a dit: "Ce n'est rien, maman va bien".
Le médecin lui a dit qu'elle souffrait d'hypotension, d'épuisement et qu'elle devait être surveillée davantage. Mais ce qui l'a stupéfié n'était pas seulement le dossier médical. Dans le sac en tissu que le voisin avait apporté à l'hôpital, il a vu un petit carnet.
Elle enregistre les factures d'électricité, d'eau, les jours de prise de médicaments, même les petites lignes: "Hoàng transfère de l'argent", "l'enfant appelle 3 minutes", "l'enfant n'est pas rentré depuis longtemps", "faire de la soupe de crabe mais personne ne la mange".
Ce soir-là, lorsque la chambre d'hôpital était vide, il a demandé à sa mère si elle avait beaucoup mal. Elle n'a pas raconté sa fatigue, ni crié sur son hospitalisation. Elle a juste regardé par la fenêtre et a dit: "Nous n'avons pas eu un repas complet depuis longtemps".
De nombreux enfants d'aujourd'hui sont filiaux par téléphone. Déposer de l'argent par banque, commander des médicaments via une application, acheter de la nourriture en ligne, appeler un taxi pour emmener leurs parents se faire examiner. Ces choses sont nécessaires, surtout lorsque les jeunes sont pris dans la pression de la nourriture et des vêtements.
Mais il y a des choses que l'argent ne peut pas remplacer. Pour les parents âgés, le repas n'est pas seulement une question de nourriture. C'est le bruit de la porte s'ouvrant, le bruit des petits-enfants appelant grand-mère, c'est le moment où maman prend un morceau de poisson pour son enfant, on lui demande s'il dort bien aujourd'hui.
Après l'hospitalisation de sa mère, M. Hoàng a quand même transféré de l'argent, a quand même prescrit des médicaments régulièrement. Mais il a ajouté une tâche à son emploi du temps: il essaie d'emmener son enfant rendre visite à sa grand-mère une fois par semaine.
Il a dit que ce qui le rongeait le plus n'était pas d'avoir envoyé peu ou beaucoup d'argent à sa mère, mais d'avoir laissé sa mère seule trop longtemps.
La piété filiale d'aujourd'hui n'est pas nécessairement de rester près de ses parents tous les jours. Mais aussi occupés soient-ils, chacun peut toujours passer un appel à ses parents, un repas sans téléphone, une fois pour toutes les vieilles histoires.