
Le 21 mars, le ministère des Sciences et des Technologies de l'Information a publié le décret n° 71/2026/ND-CP publié par le gouvernement le 9 mars 2026, réglementant les sanctions administratives dans le domaine de l'énergie atomique. Le décret entre en vigueur le 1er mai 2026, remplaçant le décret n° 107/2013/ND-CP et abrogeant partiellement les dispositions du décret n° 126/2021/ND-CP.
La promulgation du décret vise à perfectionner le cadre juridique, à créer une base pour dissuader et traiter sévèrement les violations dans les activités d'application des radiations et du nucléaire. Dans le même temps, elle contribue à traiter rapidement les violations en fonction de leur nature et de leur ampleur, à surmonter les obstacles pratiques, à améliorer l'efficacité de la gestion de l'État, à assurer la sécurité radiologique et la sûreté nucléaire au service des objectifs du développement pour la paix.
Un point notable est que le décret a clarifié la frontière entre les violations administratives et la criminalité. Le principe est de ne sanctionner administrativement que les actes qui ne sont pas encore passibles de poursuites pénales. Les actes tels que l'exploration illégale de minéraux radioactifs, l'importation de déchets radioactifs, la violation des procédures de rejet ou la survenance d'incidents radiologiques, s'il y a des signes de criminalité, seront transférés aux organes d'enquête pour traitement pénal.
Il est à noter que pour les actes d'utilisation, de transport ou de stockage de sources radioactives sans permis ou dont le permis a expiré, les autorités compétentes ne sanctionnent pas immédiatement administrativement mais transfèrent le dossier à la police. Les sanctions administratives ne sont appliquées que lorsqu'il n'y a pas suffisamment d'éléments constitutifs d'un crime.
Le décret ajuste également l'augmentation des amendes de 1,5 à 2,5 fois pour la plupart des infractions. Les amendes sont conçues dans le sens d'une différenciation basée sur le nombre d'équipements de rayonnement et le niveau de danger de la source de rayonnement, en veillant à ce qu'elles soient conformes à la réalité.
Parallèlement, de nombreux nouveaux groupes de violations ont été ajoutés, tels que ceux liés à la sécurité des sources radioactives, aux matériaux nucléaires, aux opérations des centrales nucléaires sur l'ensemble du cycle de vie, aux réacteurs de recherche, à la gestion des données et à la transformation numérique dans le domaine de l'énergie atomique. Cette réglementation vise à éviter les lacunes juridiques et à s'adapter aux exigences de la gestion moderne.
Le décret modifie et complète également le pouvoir de sanctionner et d'établir des procès-verbaux de violations administratives, définissant clairement les responsabilités entre les agences telles que les comités populaires à tous les niveaux, les agences de gestion de la sécurité radiologique et les forces concernées, assurant l'uniformité dans la mise en œuvre.
Outre les formes d'avertissement et d'amende, le décret prévoit de nombreuses formes de sanctions supplémentaires telles que la révocation du droit d'utiliser la licence, la suspension d'activité à durée déterminée, la confiscation des preuves matérielles, l'expulsion des personnes étrangères. Dans le même temps, des mesures correctives supplémentaires sont ajoutées telles que la mise en œuvre obligatoire de mesures de sécurité, l'inspection des équipements, la récupération des résultats de service, la réparation ou le remplacement des structures non sécurisées.
Selon l'évaluation, le nouveau décret reflète la tendance à renforcer la gestion, à accroître la dissuasion et à se rapprocher des exigences de la gestion moderne. Le risque d'être poursuivi pénalement peut augmenter car de nombreux actes qui n'étaient auparavant passibles que de sanctions administratives peuvent désormais être poursuivis pénalement s'ils remplissent les conditions requises.
L'augmentation significative des amendes et l'élargissement des actes illégaux exercent également une pression accrue sur les organisations et les individus pour qu'ils se conforment davantage. Les unités doivent revoir les procédures, assurer des conditions de sécurité adéquates et mettre en œuvre correctement les réglementations relatives aux licences et aux obligations connexes.
Pour les installations nucléaires, en particulier les projets de centrales nucléaires, l'exigence de gestion est posée tout au long du cycle de vie, de l'étude à la construction en passant par la cessation des activités.
Dans un contexte où le secteur de l'énergie atomique est de plus en plus développé et potentiellement risqué, le respect total des dispositions du décret n° 71/2026/ND-CP est considéré comme une exigence obligatoire pour toutes les organisations et individus concernés.