ChatGPT d'OpenAI et la société de jeux vidéo Roblox Corp. devront se conformer à des exigences de surveillance et de contrôle plus strictes conformément aux réglementations de contrôle du contenu de l'Union européenne (UE) après avoir dépassé le seuil de 45 millions d'utilisateurs mensuels dans ce bloc.
Selon Bloomberg, l'autorité exécutive de l'UE désignera deux entreprises technologiques américaines comme "très grandes plateformes en ligne" en vertu de la loi sur les services numériques (DSA). Cette source a ajouté que la désignation devrait être annoncée dès août 2026.
La loi sur les services numériques (DSA) de l'Union européenne (UE) est un ensemble de réglementations historiques visant à nettoyer le cyberespace, à protéger les utilisateurs et à accroître la transparence des plateformes en ligne.
La loi de la DSA exige que tous les réseaux sociaux et moteurs de recherche renforcent le contrôle du contenu illégal et nuisible sur leurs plateformes. Les plateformes en ligne influentes, notamment Meta Platforms Inc. et X d'Elon Musk, doivent également soumettre des rapports transparents, détaillant les plans de réduction des risques et les frais annuels à la Commission européenne. Les entreprises qui violent la DSA risquent d'être condamnées à une amende allant jusqu'à 6% de leurs revenus mondiaux annuels.
La DSA vise à protéger les enfants en ligne en obligeant les entreprises technologiques à assurer la sécurité de leur expérience en ligne. Roblox, une entreprise autrefois critiquée pour ses mesures de sécurité pour les enfants, a récemment mis en œuvre des mesures de contrôle plus strictes sur qui les enfants parlent et dans lesquelles ils jouent. La société s'étend également au domaine de la publicité, ce que la DSA vise à rendre plus transparent le marketing pour les enfants.
La commission a ouvert plus d'une douzaine d'enquêtes sur les plateformes en ligne depuis l'entrée en vigueur de la loi sur les services techniques (DSA) en 2022. En décembre 2025, la plateforme X a été condamnée à une amende de 120 millions d'euros pour violation de ses obligations de transparence.
Récemment, le service de commerce électronique du groupe Alibaba Group Holding Ltd. a été condamné à une amende de 550 millions d'euros après que l'UE a estimé qu'il n'avait pas correctement évalué les produits non sûrs ou contrefaits vendus sur sa plateforme.