La Fédération argentine de football (AFA) a publiquement exprimé son soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino, tout en saluant le fait que cette organisation reconnaisse ses erreurs et présente ses excuses après que le plan de commercialisation de la Coupe du monde par le biais de la FIFA Forward Enterprise ait suscité de nombreuses critiques.
Dans une lettre adressée à M. Infantino, le président de l'AFA, Claudio Tapia, au nom de la direction de la fédération, a affirmé son soutien aux efforts que le président de la FIFA a déployés au cours de la dernière décennie.
Selon M. Tapia, sous Infantino, la FIFA a favorisé le développement du football mondial et construit un modèle de gouvernance transparent et stable basé sur des principes démocratiques.
Cette décision intervient dans un contexte où M. Infantino subit de fortes pressions après son projet de vendre une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde par l'intermédiaire de sa filiale FIFA Forward Enterprise pour une valeur d'environ 20 milliards de dollars.
Après une forte vague de protestations de la part de nombreuses fédérations membres, la FIFA a décidé de retirer sa proposition et d'envoyer des lettres d'excuses à l'ensemble des 211 fédérations membres pour les lacunes dans le processus de mise en œuvre.
Dans la lettre, M. Tapia a estimé que la reconnaissance proactive des erreurs par la FIFA était une bonne décision. Le président de l'AFA a également réaffirmé sa confiance dans la capacité de leadership de M. Infantino à l'approche du prochain congrès de la FIFA.
Selon lui, les réformes de ces 10 dernières années ont aidé la FIFA à être plus ouverte avec les fédérations membres, créant ainsi des conditions permettant aux parties de dialoguer directement et de promouvoir conjointement le développement du football à l'échelle mondiale.
La lettre de l'AFA est considérée comme un soutien significatif à M. Infantino dans un contexte où de nombreuses organisations de football conservent des points de vue critiques. L'UEFA et la Concacaf avaient précédemment exprimé publiquement leur déception quant à la manière dont la FIFA gérait l'affaire, et ont déclaré que les excuses n'avaient pas changé leur point de vue sur la crise de confiance envers la direction actuelle.
Pendant ce temps, la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL) appelle les parties au dialogue pour résoudre les désaccords et s'oppose à toute tentative de remplacer le président actuel de la FIFA sans la participation au vote de l'ensemble des 211 fédérations membres.
Cette évolution montre que le débat sur le rôle de leadership de M. Infantino continuera probablement d'être un sujet brûlant au congrès de la FIFA dans un avenir proche.