Mais avant tout, ce qui est plus discutable, c'est pourquoi de nombreux concours de logos locaux au Vietnam au cours des dernières années, tels que Nha Trang (Khanh Hoa), l'ancien Quang Binh, Hai Phong... et maintenant Da Nang, bien qu'ils attirent des centaines d'auteurs et des milliers d'options, aboutissent toujours à des débats similaires?
À mon avis, la racine du problème réside dans le fait que nous mettons le logo à la place que la stratégie de la marque doit prendre en charge.
Dans la gestion de marque moderne, le logo n'est pas un point de départ. Une ville doit d'abord déterminer qui elle est, pour quoi elle veut être mémorisée, avec quelles valeurs elle veut rivaliser et vers quels groupes de public elle s'adresse. C'est Place Brand Strategy - stratégie de marque locale.
De la nouvelle stratégie de développement à Place Branding, puis au système d'identité de marque (City Brand Identity). Le logo n'est que la partie la plus condensée de tout ce processus.
Si l'on va à contre-courant du processus - examiner le logo avant de penser à la marque - il est très difficile d'espérer qu'un logo puisse résoudre les problèmes qui relèvent intrinsèquement de la stratégie.
Pourquoi les options de conception du logo de Da Nang suscitent-elles le débat?
Ce n'est pas un problème propre à chaque designer, mais la conséquence du même point de départ.
Tout d'abord, un logo doit assumer trop de rôles. Nous espérons qu'il représente à la fois le gouvernement, raconte l'histoire, reflète la culture, promeut le tourisme, attire les investissements et exprime l'aspiration au développement. Chaque objectif est raisonnable, mais aucun logo ne peut bien faire tout en même temps.
Deuxièmement, la pensée "y mettre ce qu'il y a". La mer, les montagnes, les rivières, les ponts, le soleil, les vagues marines, les symboles culturels... sont tous des valeurs dont Da Nang est fière. Mais plus on essaie d'intégrer de nombreuses images dans un logo, plus la capacité de reconnaissance diminue. Le logo ressemble progressivement à une affiche miniature plutôt qu'à un signe d'identification concis.
Troisièmement, le Design Brief (définition des tâches de conception) ne joue pas vraiment le rôle d'un document stratégique. Un bon brief n'exige pas que le concepteur raconte tout sur la ville.
Il suffit de définir clairement la chose la plus importante que la ville souhaite se souvenir. Lorsque le point culminant n'est pas clair, les options sont obligées de compléter leur signification par de nombreuses couches de symboles.
Enfin, le logo reflète le processus qui l'a créé. Si l'étude initiale, le brief et le mécanisme d'évaluation ne sont pas optimaux, il est très difficile d'espérer que le résultat final créera un consensus.
Du point de vue de la personne qui a directement guidé 40 étudiants avec plus de 120 options pour participer à ce concours, je pense que le plus difficile n'est pas de trouver une belle idée, mais de répondre à une question fondamentale: pour quoi Da Nang veut-elle être mémorisée dans les années à venir?
Lorsque cette question n'est pas assez claire, chaque designer trouvera sa propre réponse différente, et le logo devra supporter trop d'attentes.
Đà Nẵng peut faire différemment.
Le point positif est que ce débat pourrait devenir une opportunité pour Da Nang de perfectionner son approche de la marque de la ville.
La première étape n'est pas de modifier une icône supplémentaire, mais de construire une stratégie de marque claire. La ville doit identifier les avantages concurrentiels, définir le positionnement et le groupe public prioritaire.
À partir de là, un Design Brief professionnel sera construit, servant de base à tous les plans de conception. Le Brief n'est pas une liste de symboles à inclure dans le logo, mais un document qui définit les objectifs, les messages et les critères d'évaluation.
Enfin, un processus de sélection plus interdisciplinaire, avec la participation d'experts en marque, design, communication, culture, histoire et développement urbain. L'avis de la communauté reste très nécessaire, mais ne devrait être qu'un canal de consultation, et non un substitut à l'évaluation professionnelle.
Plus important encore, il est nécessaire de faire une distinction claire entre le "symbole administratif" et la "marque de la ville". Le symbole sert la fonction juridique; tandis que la marque de la ville vise à construire une image, à attirer les investissements, à développer le tourisme et à améliorer la compétitivité.
Ces deux objectifs sont pertinents, mais il n'est pas nécessaire de les atteindre avec le même logo.