Les chutes soudaines, les camions qui tombent, les habitants paniqués... tout cela n'est pas un "accident de force majeure", mais la conséquence directe d'une infraction qui existe depuis longtemps mais qui n'a pas été traitée de manière suffisamment dissuasive: transporter de la terre, des matériaux de construction et les éparpiller sur la route.
Ce n'est pas une nouvelle histoire. Mais ce qui est remarquable, c'est qu'elle se répète avec une fréquence plus élevée, dans de nombreuses rues, et plus dangereuse. Rien que le 16 mars, les forces fonctionnelles ont traité jusqu'à 79 cas de camions en infraction, dont 9 cas de chutes de matériaux. Ces chiffres montrent que les infractions ne sont pas isolées, mais sont devenues une "mauvaise habitude" dans les activités de transport de matériaux.
Ce qui est le plus inquiétant, ce n'est pas la boue sale, mais le "piège de glissade" invisible sur la chaussée. Juste à cause d'une fine couche de boue, personne à moto n'a eu le temps de réagir, les roues ont soudainement perdu leur adhérence, la conséquence pourrait être une blessure, voire un danger pour la vie.
Il faut affirmer que l'acte de faire tomber de la terre et de la boue sur la route n'est pas seulement une violation administrative, mais un acte qui présente un risque potentiel de provoquer de graves accidents de la circulation. Et compte tenu des conséquences possibles, le niveau d'amende de quelques millions de dongs actuellement n'est clairement pas proportionnel.
Un chauffeur a été condamné à une amende de 3 millions de dongs pour avoir fait tomber de la boue. Mais par rapport aux coûts d'exploitation d'un véhicule, ou aux bénéfices de la surcharge et du transport imprudent, ce chiffre n'est pas suffisamment dissuasif. De nombreux propriétaires de véhicules sont prêts à "accepter d'être pénalisés" comme un coût commercial. Lorsque la loi n'est pas assez stricte, les infractions se poursuivront.
La première raison est que la conscience d'une partie des chauffeurs et des entreprises de transport est encore très faible. Ne pas couvrir, ne pas nettoyer les véhicules avant de quitter le chantier n'est pas parce que c'est "impossible", mais parce que "on ne veut pas le faire". Cela permet d'économiser quelques minutes, de réduire un peu les coûts, mais de rejeter les risques sur la société.
Deuxièmement, il y a la responsabilité des chantiers de construction, des investisseurs. De nombreux endroits laissent les camions entrer et sortir librement, il n'y a pas de zone de lavage de voitures, il n'y a pas de contrôle de la couverture. Lorsque la boue et la terre du chantier débordent sur la route, ce n'est pas seulement la faute des conducteurs, mais aussi la responsabilité de l'ensemble du système de gestion sur le chantier.
Troisièmement, le travail de supervision et de traitement, bien qu'il y ait eu des changements, n'est pas encore continu et n'a pas créé une pression suffisamment forte.
Il est temps d'adopter une approche plus énergique. Il est nécessaire d'augmenter les sanctions pour les actes de dispersion de matériaux sur la route, en particulier dans les cas d'accidents. Il ne s'agit pas seulement d'amendes, il faut envisager de retirer le permis de conduire, de saisir temporairement le véhicule, voire de poursuivre pénalement en cas de conséquences graves.
Dans le même temps, il faut traiter simultanément les entreprises et les chantiers.Si les véhicules partent d'un chantier, l'unité de construction doit également assumer une responsabilité conjointe.Ce n'est que lorsqu'on "attaque" toute la chaîne que l'on peut empêcher les violations à la racine.Les routes proches des chantiers et des zones urbaines en construction doivent être étroitement surveillées.La technologie des caméras et les signalements des habitants doivent être utilisées pour détecter et traiter rapidement.
Pour que Hanoï soit plus verte, plus propre, plus belle et plus sûre, il faut traiter de manière approfondie et ne pas laisser l'histoire des taches de boue sur les routes devenir des dangers imprévisibles pour les habitants.