Dans l'après-midi du 6 avril, sur la ligne DT716 traversant la commune de Hoa Thang, un autocar transportant 16 personnes a soudainement perdu le contrôle et a plongé dans un ravin près de la zone touristique de Bau Trang. L'accident a fait 4 morts et de nombreux blessés.
Le deuxième accident s'est produit le matin du 8 avril sur le flanc de la montagne Ta Zon (commune de Ham Thuan). Un camion transportant des fournitures conduit par le chauffeur Nguyen Tien Truong a soudainement plongé dans un ravin alors qu'il circulait sur une route de montagne. Le bilan est de 3 morts et le chauffeur a été grièvement blessé.
Les deux incidents se sont produits sur un terrain de col dangereux, les véhicules sont tombés dans le ravin, ce qui montre un niveau de risque très élevé lors de la circulation sur les routes de montagne.
Les cols et les pentes dangereux sont réels. Mais les accidents ne sont pas inévitables. Tout d'abord, il faut regarder directement le facteur humain. De nombreux accidents sur les cols et les pentes proviennent d'erreurs subjectives: conduite inexpérimentée, jugement erroné de la situation, utilisation incorrecte des freins ou subjectivité envers la charge et la vitesse. Les chemins de montagne ne ressemblent pas à des chemins plats. Une petite erreur peut coûter la vie.
Mais en réalité, de nombreux chauffeurs de camions et de voitures de tourisme sont toujours chargés de conduire sur des routes dangereuses sans avoir reçu une formation systématique sur les compétences en matière de descente, de gestion des pertes de frein ou de contrôle de vitesse. Il s'agit d'une lacune majeure. On ne peut pas considérer la conduite en col de montagne comme une simple "expérience orale". Il doit s'agir d'une compétence obligatoire, formée et contrôlée rigoureusement.
Deuxièmement, il y a le problème des véhicules. Les camions transportant des matériaux, les autocars transportant de nombreuses personnes mais qui ne sont pas entièrement inspectés techniquement avant de monter le col sont un risque évident. Freinage usé, pneus de mauvaise qualité, système de sécurité non garanti, ces facteurs peuvent tous transformer le véhicule en une "bombe" sur le flanc de la montagne.
Il est à noter que de nombreuses entreprises de transport placent toujours le profit au-dessus de la sécurité. Les véhicules sont toujours autorisés à circuler même s'ils ne répondent pas aux normes techniques, ou sont surchargés lors de l'escalade. Lorsque des accidents se produisent, les conséquences ne se limitent pas aux dommages matériels, mais sont des pertes irréparables.
On ne peut nier que de nombreux cols de montagne au Vietnam ont encore des "points noirs" tels que des virages serrés, une visibilité limitée, un manque de garde-corps et de panneaux de signalisation déraisonnables. Dans ces conditions, une seule petite erreur peut avoir de graves conséquences.
Cependant, les infrastructures ne peuvent pas être un prétexte. Bien qu'il ne soit pas encore possible de mettre à niveau de manière synchrone, il est toujours possible de réduire les risques grâce à des solutions spécifiques telles que l'ajout de ralentisseurs, de panneaux de signalisation clairs, de voies de secours, l'augmentation de l'éclairage et de la surveillance.
On ne peut plus considérer les accidents de montagne comme un "destin". Pour limiter les accidents, il est nécessaire d'exiger une formation approfondie aux compétences de conduite sur les routes de montagne pour les chauffeurs de camions et de bus; de renforcer l'inspection technique des véhicules avant de circuler sur les routes dangereuses; de traiter sévèrement les entreprises de transport qui violent la sécurité. Dans le même temps, il est nécessaire d'examiner tous les points noirs de la circulation afin de trouver rapidement des solutions pour les rénover.
Les cols et les pentes sont dangereux mais totalement contrôlables. Laissez-les être un lieu pour découvrir la nature, pas un danger qui rôde.