En conséquence, la question qui se pose n'est plus de savoir combien d'ampoules éteindre, mais de savoir combien d'émissions réduire.
Selon les données du WWF-Vietnam, le secteur de l'énergie représente jusqu'à 65% des émissions totales de gaz à effet de serre, tandis que le secteur industriel consomme près de la moitié de l'énergie nationale totale. Cette réalité montre que les actions d'économie d'électricité dans la vie quotidienne n'ont qu'un impact sur une petite partie du problème.

La majeure partie des émissions se situe dans les systèmes de production, qui dépendent encore fortement des combustibles fossiles, en particulier dans les principaux secteurs d'exportation tels que le textile et l'habillement, la transformation du bois. Par conséquent, Earth Hour 2026 ne se limite pas au message "s'éteindre", mais vise à promouvoir des changements dans la production - où le potentiel de réduction des émissions est plus important.
Selon WWF-Vietnam, l'une des solutions mises en évidence est l'électrification industrielle. Il s'agit d'un processus de remplacement des technologies utilisant du combustible de combustion par des appareils électriques tels que les pompes à chaleur, les chaudières électriques - des technologies qui peuvent aider à réduire les émissions directement au "point chaud" de la chaîne de production.
Des études récentes montrent que dans les industries légères telles que le textile et la transformation du bois, l'électrification peut aider à réduire jusqu'à 80% les émissions de gaz à effet de serre et à économiser 30 à 50% d'énergie si elle est combinée avec des sources d'énergie renouvelables.
À grande échelle, il ne s'agit pas seulement d'une amélioration technique, mais d'une opportunité de réduire les émissions dans l'ensemble du système. Non seulement il a une signification environnementale, mais cette transition est également liée à la compétitivité des entreprises.
Alors que les marchés internationaux resserrent de plus en plus les normes vertes, l'utilisation d'énergies propres et la transparence des émissions deviennent des conditions pour maintenir les commandes. La pression de la transition vient donc tant de l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Le Vietnam s'est engagé à atteindre zéro émission nette d'ici 2050, tout en promouvant les énergies renouvelables. Pendant ce temps, les marques internationales exigent des exigences de plus en plus élevées en matière de réduction des émissions dans la chaîne d'approvisionnement.
Cependant, l'électrification n'est pas une voie facile. Les coûts d'investissement initiaux élevés, l'infrastructure électrique non synchronisée, ainsi que les limitations techniques et les politiques de soutien restent des obstacles majeurs. L'efficacité économique dépend également du prix de l'électricité et de la capacité d'accès à l'électricité propre. Cependant, les modèles pilotes au Vietnam ont montré des signes positifs.
Certaines entreprises testent des systèmes de pompes thermiques pour remplacer le combustible de combustion, ou installent de l'énergie solaire sur les toits pour compléter l'électricité propre. Les premiers résultats ont révélé des capacités d'économie d'énergie, d'amélioration de l'efficacité et de réduction significative des émissions.
Dans certaines entreprises du secteur du bois, les économies d'électricité atteignent environ 17%, tandis que l'efficacité de l'utilisation de la chaleur augmente de 40 à 60%. Ces résultats montrent que les entreprises vietnamiennes peuvent tout à fait suivre la tendance de la production verte si elles ont une feuille de route appropriée et le soutien nécessaire.

Au cours de ce processus, le rôle des organisations de soutien technique est de plus en plus clair, de la recherche, du conseil en solutions à la proposition de politiques pour éliminer les difficultés. Parallèlement, les activités de communication dans le cadre de l'Heure de la Terre 2026 contribuent également à rapprocher le concept d'électrification de la communauté.
20 ans plus tard, Earth Hour passe d'une campagne de sensibilisation à une promotion de l'action. Ne se limitant pas à éteindre l'électricité pendant une heure, l'objectif actuel est de "débloquer" les changements dans l'ensemble du système énergétique. Dans ce tableau, chaque individu joue également un certain rôle. Le choix de produits respectueux de l'environnement, le soutien aux entreprises utilisant des énergies propres ou la diffusion de solutions durables contribuent tous à créer une pression positive sur le marché.
Lorsque les besoins changent, la production change. Et à partir de là, l'Heure de la Terre n'est plus seulement un symbole, mais devient le point de départ de changements plus profonds. La prochaine étape de l'Heure de la Terre n'est donc pas seulement d'éteindre ce qui n'est pas nécessaire, mais aussi de "lancer" des solutions dans des endroits moins visibles - mais qui ont une signification décisive pour l'avenir du développement durable.