En réalité, des contenus déformés sur le cyberespace aux actes de violence dans la vie réelle, il y a une distance. Mais cette distance peut se réduire si les enfants sont fréquemment exposés à des contenus incitants, tandis que les troubles psychologiques, les conflits personnels ou le sentiment d'isolement ne sont pas détectés et soutenus à temps par les adultes.
Par conséquent, après cet incident, ce qui intéresse les adultes n'est pas seulement ce que les enfants ont vu en ligne, mais aussi pourquoi les changements dans la pensée, les émotions et le comportement des enfants n'ont pas été identifiés et empêchés tôt.
Un élève avant de commettre un acte dangereux peut présenter des signes anormaux tels que des changements émotionnels soudains, se replier sur lui-même ou se mettre en colère, être obsédé par la violence, menacer les autres ou rechercher du contenu extrémiste.
Chaque manifestation individuelle ne conduit pas nécessairement à la violence, mais si de nombreux signes apparaissent en même temps, il ne faut pas les négliger.
Détecter ces signes nécessite d'abord l'attention réelle de la famille. Les parents doivent savoir quelles difficultés rencontrent leurs enfants, comment ils ont des relations avec leurs amis, quels contenus ils suivent régulièrement et quels changements notables.
Cependant, accompagner ne signifie pas contrôler brutalement le téléphone, interdire à l'enfant d'utiliser les réseaux sociaux ou se précipiter pour le réprimander lorsqu'un problème est détecté. Un comportement impassible peut inciter l'enfant à faire face, à se cacher et à se tourner vers des associations et des groupes plus secrets.
L'important est que les adultes créent la confiance pour que les enfants puissent dire la vérité sur ce qu'ils pensent, les conflits qu'ils rencontrent ou le contenu négatif auquel ils ont abordé.
Lorsque l'enfant présente des signes d'instabilité, les parents doivent prendre l'initiative de coopérer avec l'école, les psychologues et les autorités compétentes, au lieu de résoudre le problème par leur propre expérience.
L'école ne peut pas non plus attendre qu'une bagarre se produise pour intervenir. Les professeurs principaux, les conseillers psychologiques, les surveillants et les parents doivent avoir un mécanisme d'échange d'informations régulier. Les signalements d'actes de menace, d'intimidation, de préparation d'armes ou de publication de contenu violent doivent être reçus sérieusement, confidentiels et traités immédiatement.
Le contenu nuisible sur Internet a clairement été et est un risque, mais il ne faut pas le considérer comme la seule cause. Si vous ne bloquez qu'un seul compte, que vous interdisez une application sans résoudre les blessures, les conflits ou l'instabilité derrière chaque enfant, le risque peut toujours être réel.
Toutes les manifestations anormales ne conduisent pas à la violence. Mais tous les signes inquiétants doivent être écoutés et examinés sérieusement, afin qu'aucun élève ne soit confronté à la crise dans la solitude et qu'aucun avertissement précoce ne soit ignoré jusqu'à ce que les conséquences se produisent.