Les travailleurs non qualifiés représentent la majorité.
Le 11 août, le Comité populaire provincial de Cà Mau a organisé une conférence thématique sur la situation actuelle et les solutions pour améliorer la qualité de la main-d'œuvre, au service de l'objectif de croissance économique à deux chiffres.
Le président du Comité populaire provincial de Cà Mau, Lữ Quang Ngời, a estimé que la qualité des ressources humaines de la province est encore faible et que le nombre de travailleurs non formés reste élevé. Pendant ce temps, Cà Mau entre dans une nouvelle phase de développement avec la formation de nombreux grands projets et ouvrages, ce qui pose une exigence urgente en matière de ressources humaines de haute qualité.

Selon les statistiques, toute la province compte actuellement 10 311 entreprises enregistrées, avec un total de 106 680 travailleurs. Parmi eux, les travailleurs non qualifiés représentent environ 90,2%. La plupart des entreprises sont de petite et moyenne taille, représentant plus de 98%.
Cette structure de la main-d'œuvre révèle un grand écart par rapport aux besoins de développement de la province. Cà Mau s'oriente vers le développement de sources d'énergie renouvelables telles que l'énergie éolienne, l'énergie solaire, l'hydrogène, l'ammoniac vert; attirer les investissements dans les infrastructures de gaz naturel et de GNL pour la période 2026-2030.

Parallèlement, il y a le projet de port maritime à double usage de Hon Khoai, le système logistique et les services portuaires associés aux zones et clusters industriels et aux centres énergétiques.
Selon le président du Comité populaire provincial de Cà Mau, ces projets modifieront considérablement la demande de main-d'œuvre. La province aura besoin de nombreux ingénieurs en technologie chimique, en mécanique, en électricité - automatisation, d'experts en transition énergétique verte, d'ingénieurs en exploitation et en maintenance industrielle. Le secteur des ports maritimes et de la logistique a également besoin de personnel bien formé à la gestion de l'exploitation portuaire, au transport multimodal, à la régulation maritime, à la gestion de la chaîne d'approvisionnement et aux services logistiques portuaires.
Le Département de l'intérieur de Cà Mau prévoit que la demande de main-d'œuvre dans les temps à venir se concentrera sur les groupes industriels à forte teneur en techniques et en haute technologie. Parmi eux, le secteur de l'aquaculture a besoin d'ingénieurs en culture de haute technologie, d'experts en gestion de la qualité, d'ouvriers exploitant des chaînes de transformation automatisées. Les projets d'énergies renouvelables et d'infrastructures logistiques maritimes ont besoin de techniciens pour installer, exploiter et entretenir les systèmes énergétiques, d'ingénieurs électriciens et de personnel de gestion de systèmes énergétiques intelligents.
Les projets relevant du complexe gaz-électricité-engrais de Ca Mau, des centrales éoliennes, des centrales électriques au gaz, des centrales à biomasse, lorsqu'ils seront mis en œuvre avec le système d'entreprises de transformation et d'exportation de produits de la mer, devraient continuer à avoir une forte demande d'ingénieurs et de main-d'œuvre hautement qualifiée.
La formation ne suit pas le rythme des besoins des entreprises
Le directeur du Département de l'industrie et du commerce de Cà Mau, Nguyễn Chí Thiện, estime que la structure des professions de formation actuelle n'a pas rattrapé le rythme de la transition de la structure industrielle.
Selon M. Nguyen Chi Thien, la main-d'œuvre de la province est encore fortement concentrée dans la sous-traitance et le prétraitement manuel, en particulier dans l'industrie de transformation des produits de la mer d'exportation. Pendant ce temps, la province manque d'ingénieurs pour exploiter les systèmes d'automatisation, de techniciens pour entretenir les équipements de haute technologie dans les usines de transformation profonde, les projets d'énergie renouvelable et les zones industrielles gaz-électricité-engrais azotés. Ce "vide" oblige les grands projets à recruter du personnel technique d'autres localités ou d'outre-mer, ce qui augmente les coûts d'investissement et réduit la capacité d'utiliser la main-d'œuvre locale.

Un autre problème souligné par les dirigeants du Département de l'industrie et du commerce est le manque de compétences vertes et de compétences numériques au sein de l'équipe de direction des entreprises. Les entreprises exportatrices doivent de plus en plus répondre aux exigences strictes du marché international telles que le mécanisme d'ajustement des frontières carbone, les normes ESG et la traçabilité. Cependant, les ressources humaines connaissant l'énergie, la transition verte et la gestion de la chaîne d'approvisionnement numérique dans les entreprises de la province sont encore minces et ne répondent pas aux exigences réelles.
Pour y remédier, le Département de l'industrie et du commerce a proposé au Comité populaire provincial de charger le Département de l'intérieur de présider et de coordonner avec le Département de l'industrie et du commerce, le Département de l'éducation et de la formation et les unités concernées pour élaborer un projet de formation et de fourniture de main-d'œuvre hautement qualifiée pour les industries de pointe pour la période 2026-2030.

Dans le domaine de l'agriculture, le directeur adjoint du Département de l'agriculture et de l'environnement de Cà Mau, Phạm Văn Mười, estime que la province doit se concentrer sur le développement de 3 groupes de ressources humaines, notamment des cadres de la gestion de l'État ayant une pensée de gestion globale, utilisant bien les données et les technologies numériques; des experts, des ingénieurs, des techniciens en élevage de crevettes de haute technologie, en épidémies aquacoles, en transformation profonde, en traçabilité de l'origine, en économie circulaire, en surveillance environnementale et en gestion des ressources; ainsi que des agriculteurs professionnels, des agriculteurs numériques, des cadres de gestion de coopératives et des entrepreneurs agricoles.