Dans le projet de décret réglementant le niveau de cotisation obligatoire à l'assurance sociale au Fonds d'assurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles (Fonds d'assurance), le ministère de l'Intérieur propose de modifier les réglementations sur le niveau de cotisation au Fonds d'assurance dans le sens d'une réduction du niveau de cotisation à durée déterminée.
En conséquence, les employeurs paient mensuellement à hauteur de 0,3% du fonds salarial servant de base aux cotisations d'assurance sociale à partir de l'entrée en vigueur du décret jusqu'à la fin du 31 décembre 2027; à partir du 1er janvier 2028, un taux de cotisation de 0,5% est appliqué.
Commentant le projet de décret, une entreprise a estimé que l'application simultanée du niveau de cotisation de 0,5% au Fonds d'assurance à partir de 2028 est considérée comme déraisonnable, en raison du niveau de risque d'accidents du travail et de maladies professionnelles différent entre les secteurs et les groupes de travail.
La société propose de stratifier les cotisations en fonction du type de main-d'œuvre ou du niveau de risque.
Option 1, dans le cas où l'entreprise effectue une classification de la main-d'œuvre, appliquer un taux de cotisation de 0,3% pour les travailleurs de catégorie 1, 2, 3; un taux de 0,7% pour les travailleurs de catégorie 4; un taux de 1% pour les travailleurs de catégorie 5, 6.
Option 2, dans le cas où l'entreprise ne classe pas la main-d'œuvre, appliquer un taux de 0,3% pour le groupe à faible risque, un taux de 0,7% pour le groupe à risque moyen et un taux de 1% pour le groupe à risque élevé.
Le groupe à faible risque est celui des entreprises qui ne relèvent pas des 11 secteurs à haut risque et qui n'ont pas de main-d'œuvre exerçant des professions ou des emplois pénibles, dangereux et nocifs;
Le groupe de risque moyen est celui des entreprises qui ne relèvent pas des 11 secteurs à haut risque et qui comptent entre 30% et 50% de travailleurs exerçant des professions et des emplois de type 4, 5, 6;
Le groupe à haut risque est celui des entreprises appartenant à 11 secteurs à haut risque ou ayant 50% ou plus de travailleurs exerçant des professions et des emplois de type 4, 5, 6.
La proposition de la société est basée sur la référence à l'expérience du Japon, de Taïwan (Chine) et de la Thaïlande en matière d'application de différents niveaux de cotisation par secteur, profession et niveau de risque; et en même temps sur la base du solde important du système d'assurance sociale, du nombre d'accidents du travail et du nombre de bénéficiaires.
En réponse à la proposition ci-dessus, le ministère de l'Intérieur a proposé de la maintenir inchangée par rapport au projet.
Le ministère estime qu'il n'existe actuellement pas suffisamment de bases scientifiques et pratiques pour déterminer un lien clair entre la classification des conditions de travail, des professions à haut risque et le pourcentage de travailleurs effectuant des travaux pénibles, dangereux et nocifs avec des niveaux de cotisation de 0,3%, 0,7% et 1%.
Dans le même temps, les seuils de taux de 30% et 50% ainsi que le niveau de cotisation correspondant n'ont pas été pleinement expliqués, évalués en termes d'impact ou vérifiés sur des données réelles.
En outre, l'application de ces critères peut créer des difficultés dans la mise en œuvre pour les entreprises opérant dans de nombreux secteurs ou utilisant de nombreux groupes de travailleurs différents.
Par conséquent, le ministère de l'Intérieur estime que le projet conserve le plan d'application d'un niveau de cotisation uniforme. L'étude de la classification du niveau de cotisation en fonction du niveau de risque continuera d'être examinée lorsqu'il y aura une base de données complète et des conditions de mise en œuvre appropriées.