La protection ne consiste pas à créer une zone de sécurité pour que les fonctionnaires ne soient pas tenus responsables.
Le matin du 3 septembre, le Bureau politique et le Secrétariat ont organisé une conférence nationale pour étudier, apprendre, assimiler et mettre en œuvre un certain nombre de résolutions et de directives du Bureau politique.
Lors de la conférence, le membre du Bureau politique, secrétaire du Comité central du Parti, chef de la Commission de l'organisation centrale Nguyễn Duy Ngọc a présenté un rapport sur les contenus clés de la résolution n° 24-NQ/TW du 22 août 2026 du Bureau politique sur la promotion de l'esprit pionnier, exemplaire, de l'esprit d'innovation, de l'audace de penser, de l'audace de faire, de l'audace de prendre ses responsabilités du corps des cadres et des membres du Parti dans la nouvelle ère.
Selon le chef de la Commission de l'organisation centrale, la résolution 24 a fait passer de l'encouragement et de la protection des cadres qui osent penser et agir à l'établissement de l'esprit pionnier, exemplaire et de la responsabilité d'agir comme normes pour les cadres et les membres du Parti dans la nouvelle ère.
Tous les cadres ne doivent pas avoir une grande initiative, un projet révolutionnaire. Mais on ne peut pas non plus accepter la passivité, la lenteur, l'évitement de la responsabilité dans l'exécution des tâches. Ainsi, de "encourager ceux qui osent le faire", la résolution passe à l'exigence de "construire une équipe de cadres compétents et responsables".
La protection des cadres ne peut pas commencer seulement lorsqu'il y a eu des erreurs ou des dommages, puis envisager d'exonérer ou de réduire la responsabilité. Avant d'exiger que les cadres soient responsables, l'organisation doit confier clairement les tâches, confier suffisamment de pouvoirs, allouer les ressources nécessaires, déterminer les limites de la compétence, identifier et gérer les risques, suivre et soutenir dans le processus de mise en œuvre.
Selon le chef de la Commission centrale de l'organisation, la protection ne consiste pas à créer une "zone de sécurité" pour que les fonctionnaires ne soient pas responsables, mais à créer un espace d'action clair, à accepter les risques, à expérimenter de manière contrôlée pour que les fonctionnaires osent assumer leurs responsabilités.
L'esprit est très clair: choisir les personnes qui suivent le travail, confier le travail pour le tester, prendre les produits et les résultats pour évaluer, prendre la pratique pour découvrir, valoriser et sélectionner les cadres.
Les personnes qui font du travail, qui ont des produits et qui créent une efficacité réelle doivent être reconnues, honorées et valorisées. Les personnes qui sont lentes, qui se rejettent, qui évitent, qui travaillent au ralenti ou qui placent les intérêts personnels au-dessus des intérêts communs doivent être identifiées, sélectionnées et traitées de manière appropriée.

Ne pas décider, si le travail est interrompu, il faut aussi en assumer la responsabilité
Le chef de la Commission centrale de l'organisation a souligné qu'il fallait comprendre pleinement les deux faces du problème, à la fois protéger ceux qui osent le faire et traiter résolument ceux qui refusent de le faire.
La pratique actuelle présente deux situations différentes, qui ne doivent pas être assimilées. Il y a des cadres qui veulent vraiment faire, qui ont des initiatives, qui ont des capacités, qui ont des motivations claires, mais qui sont encore hésitants et craintifs car le mécanisme n'est pas clair, la loi est encore chevauchante, le nouveau problème n'a pas de précédent, les risques sont imprévisibles.
Pour ces cadres, la responsabilité de l'organisation est de lever les obstacles, de leur donner des pouvoirs, de les guider, de partager les risques et de les protéger.
Mais il y a aussi des cadres qui n'osent pas le faire, mais qui en réalité ne veulent pas le faire; ils ont peur des difficultés, peur des conflits, peur des responsabilités, travaillent au ralenti; les choses faciles sont faites, les choses difficiles sont évitées; les choses bénéfiques sont actives, les choses communes sont lentes; lorsqu'ils rencontrent des problèmes, ils sont poussés vers le haut, poussés vers le bas ou poussés vers d'autres agences.
Il faut particulièrement être vigilant face à la situation de prendre la "peur de se tromper", la "peur de la responsabilité", le "mécanisme encore bloqué", la "loi peu claire" comme couverture pour la stagnation, le manque de responsabilité, voire la dissimulation de motivations personnelles.
L'esprit de la résolution 24 est de protéger ceux qui osent le faire, mais en même temps de déterminer la responsabilité de ceux qui refusent de le faire. Ne pas agir peut également avoir des conséquences. Une mauvaise décision doit être prise en responsabilité; mais si elle n'est pas prise, si le travail est interrompu, si les opportunités de développement sont manquées, si les ressources sont gaspillées, si les citoyens et les entreprises doivent subir des dommages, ils doivent également en assumer la responsabilité.
Nous avons souvent fait attention à vérifier ce que les cadres font de mal. Dans la nouvelle phase, il est nécessaire de se soucier également d'une autre question: la question relevant de la responsabilité et de l'autorité du camarade, pourquoi le camarade ne le fait-il pas? ", a souligné le chef de la Commission de l'organisation centrale.
En particulier, il faut surmonter un paradoxe selon lequel les personnes qui acceptent des tâches difficiles, acceptent des responsabilités et des risques, sont plus faciles à supporter et plus désavantagées que celles qui choisissent des tâches sûres et évitent les responsabilités.