Mais ce n'est pas une entraîneuse âgée et expérimentée qui s'est fait un nom dans l'environnement du football professionnel, mais elle n'a que 22 ans. L'événement du club Turgutluspor (Turquie) nommant Zeynep Mestan entraîneur-chef de l'équipe masculine attire l'attention.
Mestan n'est pas la première entraîneuse au monde à travailler avec une équipe masculine - avant elle, il y avait Carolina Morace (Viterbese, 1999), Helena Costa (Clermont Foot 63, 2014), Corinne Diacre (Clermont Foot 63, 2014 - 2017), Chan Yuen-ting (Eastern, 2015 - 2017), Hannah Dingley (Forest Green Rovers, 2023), Marie-Louise Eta (Union Berlin, 2023 - 2024), Sabrina Wittmann (Ingolstadt 04, 2024). Et surtout, il faut rappeler qu'à seulement 22 ans, Mestan avait déjà tous les certificats nécessaires.
Certaines personnes réussissent, d'autres s'effondrent tôt, mais il y a toujours des réactions mitigées. Mais cette histoire montre aussi des leçons de gestion sur le courage du chef ainsi que sur la culture du comportement au sein du collectif.
Dans un environnement de gestion, les femmes dirigeantes subissent toujours une très forte pression. Pour les personnes âgées, elles ont de l'ancienneté, de l'expérience et du courage pour être respectées et unies. Inversement, pour les femmes dirigeantes de seulement 22 ans, la pression est encore multipliée. Non seulement les questions professionnelles, mais aussi le scepticisme quant aux capacités, ou les problèmes de vie plutôt que les opinions sexuelles, la vanité du collectif masculin.
Le problème dans ce contexte est le professionnalisme du collectif. Les hommes de l'équipe doivent montrer un véritable respect pour le titre et les capacités du dirigeant. Ils doivent mettre de côté leur ego, mettre de côté leur fierté ou les commérages préjugés, ce qui est très facile à apparaître dans un environnement comme le football.
En fait, c'est la même chose dans la vie, mais le football est plus spécifique à l'histoire du genre. Le fait que le collectif masculin écoute et accompagne les jeunes femmes dirigeantes ne signifie pas "favoriter", mais il faut clairement définir qu'il s'agit d'un travail, dans un esprit et une attitude de travail civilisés et professionnels. Lorsque chaque membre est conscient de son rôle, s'ajuste pour être une pièce de puzzle appropriée, le collectif formera un bloc uni et atteindra une efficacité maximale.
Les jeunes dirigeants peuvent manquer d'expérience, mais un collectif professionnel sera un tremplin solide pour que tout le monde soit satisfait de réussir ensemble.