L'AFP cite le président américain Donald Trump dans un article publié sur Truth Social le 16 août (heure locale) indiquant que les États-Unis réduiront l'ampleur des exercices militaires conjoints prévus avec la Corée du Sud.
Il a fait cette déclaration juste avant le début de l'exercice annuel Ulchi Freedom Shield (UFS) en Corée du Sud. Il s'agit d'un exercice de 11 jours visant à maintenir la capacité de réponse aux situations de sécurité dans la péninsule coréenne.
Le président Trump s'est dit mécontent du fait que les États-Unis maintiennent depuis longtemps des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, car ils sont à la fois coûteux et envoient des signaux totalement inappropriés et hostiles à la Corée du Nord.
Selon M. Trump, les États-Unis supportent une part importante des coûts d'organisation des exercices et le maintien d'activités d'entraînement à grande échelle avec la Corée du Sud n'est pas approprié dans un contexte où il entretient de bonnes relations avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.
M. Trump a déclaré qu'il était trop tard pour annuler l'exercice, il a donc ordonné au secrétaire à la guerre Pete Hegseth de réduire considérablement l'ampleur de l'exercice.
Interrogé sur les déclarations de M. Trump, le ministère sud-coréen de la Défense a ensuite déclaré que l'exercice avait commencé et se déroulerait comme prévu, avec un calendrier annoncé à l'avance.
La Corée du Nord a depuis longtemps condamné les exercices militaires à grande échelle entre la Corée du Sud et les États-Unis. Auparavant, le colonel Ryan Donald, porte-parole du commandement conjoint américano-sud-coréen, avait révélé que cet exercice devrait impliquer 18 000 soldats sud-coréens et des forces américaines stationnées ici, avec un accent accru sur les opérations de combat avec des drones, la capacité de réagir aux perturbations des signaux GPS et les situations liées aux cyberattaques.